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Les meilleures expos du mois de février

La programmation des expositions de février dans la capitale fait la part belle à l’humain, au temps qui passe et ce que nous en faisons. Voici quatre événements à découvrir pour se gorger de savoirs et de réflexions. De belles échappées au cœur de l’universalité.

Cœurs au musée de la Vie romantique

Niki de Saint Phalle My heart, 1965, peinture collage sur bois Collection privée, Courtesy Niki Charitable Art Foundation and Galerie GP & N.Vallois, Paris © D.R. © Adagp, Paris, 2020

 

L’amour… incontournable sujet en ce mois de Saint Valentin. Alors, pour explorer le cœur et les multiples nuances du sentiment amoureux, direction le plus romantique des musées parisiens. L’établissement présente une sélection de 40 œuvres de 30 artistes dont les figures emblématiques de Niki de Saint Phalle, Jim Dine, Annette Messager, Sophie Calle, Pierre et Gilles, Jean-Michel Othoniel, Françoise Pétrovitch. À travers la peinture, le dessin, la sculpture, la céramique ou la photographie, l’exposition ouvre la programmation du musée au-delà du XIXsiècle en explorant les prolongements du romantisme dans l’art contemporain.

Du 14 février au 12 juillet 2020

Musée de la Vie romantique
16 rue Chaptal, 9e arr.
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h, fermé le lundi et certains jours fériés.

Plein tarif : 6 € / tarif réduit : 4 €. Entrée gratuite le 14 février.
Entrée libre dans les collections permanentes.

Le Supermarché des images au Jeu de Paume

Addressability, Jeff Guess.
Addressability, 2011. Jeff Guess. Courtesy de l’artiste © Jeff Guess

Plus terre à terre, mais tout aussi cruciale, la place des images occupe plus que jamais notre quotidien. De la question de la surproduction – voire d’une forme de saturation – se pose celle de leur économie. Une réflexion au cœur de l’ouvrage de Peter Szendy, Le Supermarché du visible. Essai d’iconomie, (Les Éditions de Minuit, 2017) sur laquelle se base cette exposition qui présente une soixantaine d’œuvres de 48 artistes. Un « supermarché » qui pose un regard incisif sur ces enjeux.

Du 11 février au 7 juin 2020

Jeu de Paume
1 place de Concorde, 8e
Du mardi au dimanche de 11h à 19h, le mardi jusqu’à 21h, fermé le lundi.

Plein tarif : 10 € / tarif réduit : 7,50 €

Paris, 3020 par Daniel Arsham à la galerie Perrotin

Paris, 3020. Daniel Arsham. Galerie Perrotin, du 11 janvier au 21 mars 2020
View of the exhibition “3020” at Perrotin Paris – Photo: Claire Dorn © Courtesy of the artist and Perrotin

Depuis une dizaine d’années, l’artiste new-yorkais Daniel Arsham explore l’idée de l’archéologie comme compte rendu fictif du passé. Ce concept, devenu fil conducteur de sa pratique, fait l’objet d’une nouvelle exposition qui interroge le visiteur sur son rapport au temps. À travers une série d’œuvres de l’Antiquité classique revisitées (voire la réplique déstructurée de la Vénus de Milo) et de dessins présentant le processus de travail appliqué, Paris, 3020 interpelle sur la manière dont les musées participent à la mise en place de la typologie de l’Histoire de l’art. Percutant et subtil grâce à un remarquable travail de la matière.

Du 11 janvier au 21 mars 2020

Galerie Perrotin
76 rue de Turenne, 3e
Du mardi au samedi, de 11h à 19h.

Entrée gratuite.

La Comédie humaine, Balzac par Edouardo Arroyo à la Maison de Balzac

Portrait de Balzac - Eduardo Arroyo, Balzac, collage photo sur papier, Maison de Balzac
Eduardo Arroyo (Eduardo Gonzales-Rodriguez, 1937-2018). « Portrait de Balzac ». Collage sur papier, 2014. Paris, Maison de Balzac. © Paris Musées / Maison de Balzac © Adagp, Paris, 2019

 

À partir de sa connaissance très fine de Balzac, Edouardo Arroyo s’est penché sur ses propres souvenirs et a étudié son processus de mémoire. Telle une autobiographie, l’exposition présente des portraits de personnages tirés de romans, des portraits de l’auteur et des représentations de ses demeures. Cette trentaine de peintures, de collages et dessins, réalisés depuis 2014 par l’artiste espagnol, forment la première tentative d’illustration de La Comédie humaine. Des travaux présentés pour la première fois à Madrid en 2015 et sur lesquels Arroyo poursuivait ses recherches. Si le projet a été stoppé par la disparition de l’artiste, celui-ci a laissé une œuvre riche qui révèle la dimension contemporaine et créative de cet auteur universel.

Du 20 novembre 2019 au 23 février 2020

Maison de Balzac
47 rue Raynouard, 16e
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h (sauf certains jours fériés).

Plein tarif : 8 € / tarif réduit : 6 €