Les meilleures expositions de 2019 à Paris

Vous frétillez d’impatience et ne pouvez attendre ? Voici un échantillon du richissime agenda des expositions à venir en 2019 à Paris. Art contemporain, peinture, photographie… Impossible de ne pas trouver chaussure à son pied !

 

Franz Marc et August Macke au musée de l’Orangerie

Franz Marc, Le rêve [Der Traum], 1912, Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid

C’est l’histoire de deux amis allemands : Franz Marc (1880-1916) et August Macke (1887-1914), qui travailleront quelques années avant de mourir au front. Ensemble, ils marqueront toutefois durablement l’expressionnisme allemand grâce au mouvement Der Blaue Reiter, lancé aux côtés de Vassily Kandinsky (qui leur survivra jusqu’en 1944). Le musée de l’Orangerie leur rend hommage et retrace leur histoire, de leur première passion commune pour l’art français, notamment pour les Fauvistes, et pour les inclassables Van Gogh, Gauguin et Cézanne, à leurs élans audacieux des années 1911-14, imprégnés d’observations de l’art africain et d’envies d’abstraction.

Franz Marc et August Macke. 1909-1914
Du 6 mars au 17 juin 2019
Musée de l’Orangerie, jardin des Tuileries, 1e

 

L’orient des peintres au musée Marmottan

La Petite Baigneuse, intérieur de harem. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1828)

 

Ils ont vu Napoléon revenir de ses conquêtes et ont eu envie de voyager. Nombreux sont les peintres du XIXe siècle à avoir voulu pousser les portes du mystérieux Orient, créé de toutes pièces par leurs amis artistes et écrivains. Ils ont imaginé des effluves d’épices, des hommes sauvages et des femmes abandonnées. Certains n’y auront jamais mis les pieds, comme Ingres, qui a pourtant représenté de nombreuses scènes orientalistes. D’autres, comme Delacroix, auront abondamment peint et dessiné sur le motif, approchant d’un peu plus près la vérité… En gardant toutefois le filtre de leurs fantasmes sur les yeux. Au musée Marmottan, 60 peintures éclairent le pourquoi du mythe oriental. Passionnant.

L’Orient des peintres
Du 7 mars au 21 juillet 2019
Musée Marmottan, 2 rue Louis Boilly, 16e

 

Thomas Schütte à la Monnaie de Paris

Thomas Schütte, Stahlfrau Nr. 17, 2006 © Joaquín Cortés / Román Lores

 

C’est une première à Paris : la Monnaie de Paris consacre une grande rétrospective à l’artiste allemand Thomas Schütte. « Mes œuvres ont pour but d’introduire un point d’interrogation tordu dans le monde » expliquait-il récemment. Portraits, natures mortes et paysages sont explorés à travers divers médiums, comme la sculpture, l’installation, la photographie, la peinture et le dessin. L’exposition, divisée en trois parties (la première autour des figures féminines, la seconde concentrée sur les hommes et la dernière sur l’architecture), analyse la façon dont l’artiste interprète l’impact de la société contemporaine.

Thomas Schütte
Du 15 mars au 16 juin 2019
À la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, 6e

 

La lune au Grand Palais

Marc Chagall © ADAGP, Paris, 2018

 

Il y a cinquante ans, pour la toute première fois, des hommes se sont posés sur la Lune. C’était le 20 juillet 1969. Fait notable : entre 500 et 600 millions de personnes étaient devant leur télévision pour assister à cet incroyable spectacle… Que le Grand Palais célèbre aujourd’hui à travers une grande exposition rêveuse dédiée à la Lune, en explorant les oeuvres d’art que l’astre inspire. Avec, évidemment, le peintre Marc Chagall en premier plan, lui qui fait apparaître la Lune dans la plupart de ses toiles.

La Lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires
Du 3 avril au 22 juillet 2019
Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 8e

 

Dora Maar au Centre Pompidou

© Centre Pompidou

 

Henriette Theodora Markovitch, dite Dora Maar (1907-1997), voit enfin son travail et son engagement politique honorés d’une grande exposition. Photographe et peintre française, elle a trop longtemps été résumée à son rôle de muse et d’amante pour Pablo Picasso, artiste démiurge et dévorant. Au Centre Pompidou, on découvre l’ambition d’un travail tourné vers les avant-gardes et l’expérimentation.

Dora Maar
Du 5 juin 2019 au 29 juillet 2019
Au Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 4e

 

Berthe Morisot au musée d’Orsay

Berthe Morisot, Le berceau © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / DR

 

Elle égale Monet en audace, Degas en observation et Renoir en délicatesse. Pourtant, la peintre Berthe Morisot (1841-1895) n’est pas aussi connue du grand public que ses amis et collègues impressionnistes. La grande rétrospective que lui consacre le musée d’Orsay répare cette erreur : portraits, paysages, nus, scènes d’intérieur et peintures d’enfants témoignent de l’étendue de son talent. La douceur de ses sujets ne saurait dissimuler le courage de son travail et la modernité de ses choix. Un rendez-vous immanquable.

Berthe Morisot
Du 18 juin au 22 septembre 2019
Au musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 7e

 

Sally Mann au Jeu de Paume

Bean’s Bottom c. 1991 Sally Mann Private collection. © Sally Mann

 

Le meilleur pour la fin ? Le Jeu de Paume accueille la photographe américaine Sally Mann, beaucoup trop rare dans nos institutions malgré sa célébrité. Pour sa première grande rétrospective, 40 années de création sont passées en revue, avec en prime de nombreuses images inédites. L’artiste a énormément photographié ses enfants (adorables), sa famille, le paysage qui entoure sa maison, elle a été témoin du temps qui passe et qui transfigure l’intime. Et ses photographies sont si belles, si évidentes, qu’on en pleurerait.

Sally Mann
Du 18 juin au 22 septembre 2019 
Jeu de Paume, Jardin des Tuileries, 1er