Les meilleures expositions de septembre à Paris

La rentrée à Paris, ce n’est pas uniquement le retour des vents froids et de l’implacable rythme du métro-boulot-dodo, non. Ce sont aussi des dizaines d’expositions qui ouvrent leurs portes, pour le plus grand bonheur des amateurs. Vous en êtes ? Alors, suivez le guide ! 

Francis Bacon au Centre Pompidou

© Francis Bacon, Triptych, 1970 (right panel)

 

Cela fait un peu plus de 20 ans que le grand, l’immense Francis Bacon (1909-1992) n’avait pas été honoré d’une rétrospective au Centre Pompidou. Le musée, désireux depuis quelques années de relire les grands maîtres du XXe siècle, poursuit son œuvre en offrant un point de vue inédit sur le peintre britannique : la littérature. Bacon en toutes lettres met ainsi en parallèle son travail avec des textes d’Eschyle, de Nietzsche, de Georges Bataille et de Michel Leiris. Et ils sont lus par des comédiens célèbres tels que Mathieu Amalric. Évidemment immanquable.

Jusqu’au 20 janvier 2020 au Centre Pompidou

 

Piet Mondrian au musée Marmottan Monet

© Mondrian Figuratif. Musée Marmottan Monet

 

Même topo, ou presque, au musée Marmottan Monet : le célèbre Piet Mondrian (1872-1944), dont on connaît principalement les peintures abstraites à la composition géométrique, se dévoile ici sous un jour nouveau, celui de la figuration. Pourtant, c’est précisément cet aspect qui intéressait le plus grand mécène de l’artiste, Salomon Slijper (1884-1971), et qui lui a permis de vivre de son travail. La plupart des toiles ont très peu voyagé : l’occasion est donc unique de découvrir un travail d’une grande force plastique, dont on devine petit à petit l’intérêt pour les lignes graphiques.

Jusqu’au 26 janvier 2020 au musée Marmottan Monet

 

Les maîtres naïfs au musée Maillol

Camille Bombois, La fillette à la poupée, 1925, huile sur toile, 55 x 46,5 cm, Collection privée – © Adagp, Paris, 2019, Photo : © Jean-Louis Losi

 

Les amateurs connaissent bien sûr le Douanier Rousseau et Séraphine de Senlis. Ces deux grands maîtres de l’art dit naïf ne sauraient toutefois cacher une forêt touffue d’artistes, révélée cet automne par le musée Maillol à travers une très belle exposition thématique réunissant une centaine de noms. On y découvre donc les visions d’André Bauchant, de Camille Bombois, de Ferdinand Desnos ou encore de Louis Vivin, pour ne citer qu’une poignée d’entre eux. Oniriques, puissamment énigmatiques, leurs travaux révèlent une palette sensible extraordinairement riche qui enchante et inspire. À voir !

Jusqu’au 19 janvier 2020 au musée Maillol

 

Oscar Oiwa à la Maison de la Culture du Japon

Oscar Oiwa, Maracanã, 2019, huile sur toile, 45,5 x 61 cm

 

Difficile de l’ignorer : Paris accueillera les Jeux Olympiques en 2024. Cinq ans nous sépare de cette agitation sportive, mais pourquoi ne pas se plonger d’ores et déjà dans l’ambiance  ? Notamment en se rendant à la Maison de la Culture du Japon, qui consacre une charmante exposition à l’artiste Oscar Oiwa intitulée Rio, Tokyo, Paris : des villes, des Jeux. Artiste brésilien d’origine japonaise, Oscar Oiwa a immortalisé des paysages des trois villes qui ont ou vont accueillir les JO. Il est accompagné de deux artistes, la japonaise Makiko Tanaka et la française Camille Fontaine, qui elles aussi se sont intéressées aux trois villes olympiques.

Du 18 septembre au 14 décembre 2019 à la Maison de la Culture du Japon

 

Roger Ballen à la Halle Saint-Pierre

© Le monde selon Roger Ballen. Halle Saint-Pierre

 

Étonnante exposition que celle-ci, qui nous mène dans les coulisses de la création photographique. Roger Ballen (né en 1950) s’installe sur les deux étages de la Halle Saint-Pierre pour présenter, au rez-de-chaussée, les décors et les installations qu’il utilise pour ses photographies, exposées quant à elles un étage plus haut. L’homme parcourt le monde à la recherche de trouvailles bizarres dans les marchés aux puces, mais ne prend des photographies qu’à Johannesburg, sa ville d’adoption. Marginaux, enfants et freaks interagissent ainsi sous son objectif avec des animaux et ses objets glanés. Résultat ? Des images mystérieuses, hantées, qui impriment la rétine et restent en mémoire.

Jusqu’au 31 juillet 2020 à la Halle Saint-Pierre