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Les meilleures expositions du mois de juin !

Les beaux jours approchent, mais tous les plaisirs ne sont pas forcément en extérieur : découvrez notre sélection des expos du mois de juin à Paris.

L’exposition permanente consacrée à l’art urbain

Au Musée Fluctuart

expositions du mois de juin
© Banksy

 

Commençons en toute impertinence avec le street artiste le plus insaisissable de tous temps, Banksy. Mystérieux et provocateur, le célèbre graffeur attise toujours autant notre curiosité. Mis à l’honneur jusqu’en septembre au Moco Museum d’Amsterdam, l’artiste rebelle aura bénéficié d’une exposition happening digne de lui le samedi 1er juin au Musée du Graffiti où des pans de mur entiers ont été présentés au public.

Si le fait de déplacer les créations de Banksy de la rue au musée relevait déjà de l’original, le Musée Fluctuart va encore plus loin : premier centre d’art urbain flottant au monde tout récemment sorti des eaux (en mai 2019), ce lieu unique s’attache à valoriser les pratiques émergentes et innovantes tout en les faisant voguer sur la Seine au gré d’événements éphémères. Amarré au pied du pont des Invalides, cet incroyable bateau consacrera son pont à l’exposition permanente qui retrace les grands temps forts de l’art urbain, du graffiti au street art, des pionniers aux jeunes artistes. C’est ici que vous pourrez admirer quelques œuvres de l’incontournable et iconique Banksy !

Musée Fluctuart
Pont des Invalides
2 port du Gros Caillou, 7e
Ouvert du lundi au vendredi, de 12h à minuit, le week-end de 11h à minuit

Entrée libre

L’exposition « Henry Wessel, A Dark Thread »

À la Maison Européenne de la Photographie

expositions du mois de juin
Henry Wessel, Incidents No.6, 2012 © Henry Wessel ; courtesy Pace : MacGill Gallery, New York

 

Après son incroyable duo Coco Capitán/Ren Hang, la MEP nous revient en juin avec un parcours consacré au genre du film noir. L’installation collective « Fil Noir », qui valorise les collections de l’institution dont certaines œuvres totalement inédites, s’affirme comme un des volets du triptyque présenté ce mois-ci. Le fond exceptionnel de la MEP fonctionne alors comme un élément pivot mettant en regard les deux expositions d’Henry Wessel et de Marguerite Bornhauser, tous deux présentés pour la première fois en France.

Photographe américain décédé en 2018, grand adepte des films noirs, Henry Wessel se distingue par la manière qu’il avait de mettre en résonance des clichés pris à des époques éloignées, faisant naître par là un scénario aux possibles multiples. Rythmé par trois grandes séries de photos, le parcours débute par Incidents. Ce dernier restitue ces correspondances visuelles à la manière d’un story-board. On poursuit avec Sunset Park, un ensemble de prises de vue nocturnes au charme mystérieux, et on achève avec A Dark Thread, présentation inédite de la dernière association de rapprochements visuels qu’il avait réalisée avant son décès.

Il était temps qu’une grande institution française nous fasse découvrir le travail inspiré d’un artiste de renommée internationale, qui laisse derrière lui une œuvre riche de 50 années de travail.

Du 5 juin au 25 août 2019
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy, 4e
Ouvert le mercredi et vendredi de 11h à 20h, le jeudi de 11h à 22h, le samedi et dimanche de 10h à 20h
Plein tarif : 10 €, tarif réduit : 6 €

L’exposition « Marguerite Bornhauser, Moisson Rouge »

À la Maison Européenne de la Photographie

expositions du mois de juin
© Marguerite Bornhauser

 

Adressant un regard complice à l’exposition d’Henry Wessel, Marguerite Bornhauser est elle aussi l’invitée de la MEP pour sa première exposition en France. Biberonnée au roman noir, influencée par la démarche scénarisée d’Henry Wessel, l’artiste nous dévoile ici une vingtaine d’œuvres habitées par ce même mystère et cette même incongruité que les deux autres installations. Fascinée par la lumière et l’effet de matière propre au tirage cibachrome, Marguerite Bornhauser présente au sein de ce parcours une série d’œuvres réalisées au moyen de cette chimie singulière et rendues possibles grâce à une collaboration avec le laboratoire Cadre en Seine – Choi. Passionnée par la capture de l’instant, l’artiste s’intéresse tout autant à l’image fixe qu’à l’image animée dont elle exploite le lien ambigu au détour d’une vidéo présentée au sein de l’exposition.

Du 5 juin au 14 juillet 2019
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy, 4e
Ouvert le mercredi et vendredi de 11h à 20h, le jeudi de 11h à 22h, le samedi et dimanche de 10h à 20h
Plein tarif : 10 €, tarif réduit : 6 €

L’exposition Bestiaire

Au Onzième lieu

expositions du mois de juin
© Ambroise et Victor

 

Avis aux amis des bêtes et aux rêveurs de toute espèce. L’exposition Bestiaire, installée dans les murs du Onzième lieu, nous ouvre les yeux sur ce terme moyenâgeux qui désignait autrefois les manuscrits consignant l’iconographie animalière, qu’il s’agisse de bêtes réelles ou fictives. Délaissant un dessein scientifique, le duo d’artistes Ambroise et Victor s’approprie ce thème et cette forme ancienne pour nous livrer une œuvre poétique, après une première carte blanche en 2015 à Mains d’œuvres qui scellait leur projet commun. Cassant les codes du genre, leurs animaux s’affranchissent des livres trop étroits et se déploient sur des toiles gigantesques invitant à la contemplation : les univers minéral, végétal et animal se mêlent sur ces grands formats réalisés à l’encre de Chine sur papier. Aux antipodes d’une démarche rationnelle et naturaliste, ces artistes grenoblois réinventent notre rapport au monde animal au détour d’œuvres tout à la fois modernes et mystiques.

Du 15 juin au 27 juillet
Onzième lieu
91 bis rue Jean-Pierre Timbaud, 11e
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 20h, le samedi de 10h à 18h

Entrée libre

L’exposition « alt+R, Alternative Réalité »

Au Palais de Tokyo

expositions du mois de juin
Vue 3D de l’oeuvre Al Qamar © Marielle Chabal / studio Levy

 

En juin, le Palais de Tokyo donne une visibilité aux lauréats Audi talents – Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin – dans le cadre de l’exposition alt+R, Alternative Réalité. Si elle avoue d’emblée ses accointances avec le numérique et la globalisation de nos échanges, l’installation s’affirme aussi comme une ode à la puissance imaginative : partant du jeu de mots sur les faits dits « alternatifs », elle montre dans quelle mesure l’imaginaire doit servir non pas à falsifier le réel mais à multiplier les grilles de lecture pour élargir l’univers des possibles.

Ainsi, Marielle Chabal nous propose une fiction sous la forme d’un court-métrage mis en regard de maquettes, de costumes et d’accessoires qui campent le décor d’une communauté libertaire, la « Cité de la Lune » (Al Qamar). En creux, sont mis en relief les clivages coloniaux issus de cette communauté installée dans une zone de conflit – en l’occurrence, le territoire Palestinien.

Grégory Chatonsky nous projette dans l’univers de chimères numériques produites par une intelligence artificielle nourrie de « deep learning ». Sa proposition, intitulée « Terre seconde », nous invite à plusieurs expériences immersives qui nous parviennent sous la forme d’images à la fois irréelles et familières, comme émanant d’un inconscient collectif.

Pour finir, Léonard Martin crée un pont entre l’histoire de l’art et les potentialités du numérique en faisant dialoguer un peintre emblématique du quattrocento, Paolo Uccelo, et notre tissu de représentations modernes. Picrochole (Le rêve de Paul) s’appréhende comme un paysage fantasmatique où des chevaliers 2.0, marionnettes conçues à partir de morceaux de polycarbonate couverts de signes graphiques, s’affrontent sur fond d’écrans mettant en abîme ce combat imaginaire. Nouvelles technologies, discours sur l’art, science et fiction politique sont la matière de ces voyage déroutants !

Du 21 juin au 14 juillet 2019
Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson, 16e
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de midi à minuit

Plein tarif : 12 €, tarif réduit : 9 €

L’exposition « Hella Jongerius, Entrelacs : une recherche tissée »

À Lafayette Anticipations

expositions du mois de juin
 Oeuvre de Hella Jongerius  © Roel van Tour  

 

La Fondation d’entreprise Galeries Lafayettes a choisi de mettre à l’honneur le travail de la designeuse Hella Jongerius. Les œuvres de cette artiste néerlandaise installée à Berlin pèsent aujourd’hui énormément dans le game du design international : spécialisée dans des travaux portant sur la signification des couleurs et des matériaux, elle propose pour son installation chez Lafayette Anticipations une réflexion autour de notre rapport au textile et à sa fabrication. Dans un contexte de fast-fashion qui nous éloigne de jour en jour d’un rapport concret aux matières et aux savoir-faire, l’artiste nous invite ici à une prise de conscience relative aux enjeux de production et de consommation. Entrelacs, c’est une proposition tout à la fois artistique, didactique et critique qui nous met, en tant que consommateur, face à des contingences pragmatiques inhabituelles à savoir le travail de recherche et d’expérimentation, les outils et les matériaux qui précèdent le produit fini, les pistes et les erreurs qui conduisent à sa réalisation effective.

Du 7 juin au 8 septembre 2019
Lafayette Anticipations
9 rue du Plâtre, 4e
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 11h à 19h les lundi, mercredi, samedi et dimanche, de 11h à 21h les jeudi et vendredi

Entrée libre

L’exposition « Scientifiction, Blake et Mortimer »

Au Musée des Arts et Métiers

expositions du mois de juin
© 2019 – Éditions Blake & Mortimer / Studio Jacobs (Dargaud-Lombard s.a.) / Graphisme Philippe Ghielmetti

 

Amateurs de BD, fans de la première heure de Blake et Mortimer, cette expo est faite pour vous ! Le Musée des Arts et Métiers invite dans ses murs l’œuvre d’Edgar P. Jacobs pour une rétrospective inédite dédiée au grand public. Mais pourquoi les personnages de Blake et Mortimer bénéficient-ils d’une notoriété si remarquable ? Parce que ce patrimoine iconique du 9ème Art a toujours véhiculé une vision moderne capable, encore aujourd’hui, de dialoguer avec nos imaginaires. Le parcours hybride mêlera donc des planches originales jusque-là précieusement préservées par la Fondation Roi Baudoin, des images extraites des BDs et une soixantaine d’objets en lien avec l’univers de la série. Le tout organisé autour de la thématique des quatre éléments – terre, air, eau et feu – qui malmènent les deux héros au cours de leurs aventures.

Du 26 juin 2019 au 5 janvier 2020
Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur, 3e
Ouvert les mardi, mercredi, samedi et dimanche de 10h à 18h, le jeudi de 10h à 21h30
Plein tarif : 9 €, tarif réduit : 4-6,50 €

L’exposition « Marc Pataut, de proche en proche »

Au Jeu de Paume

expositions du mois de juin
Liliane Barbara, Lycée technique Voillaume, Aulnay-sous-Bois, lundi 20 janvier 1992 – Projet « Aulnay-sous-Quoi ? » © Marc Pataut

 

Amis de la photographie, vous avez comme toujours rendez-vous au Jeu de Paume. Au mois de juin, vous aurez l’occasion de découvrir le travail de Marc Pataut, et plus particulièrement ses portraits où les corps se font la voix de luttes sociales et politiques. Questionnant la place du corps dans l’espace public, le photographe, né à Paris puis installé à Aubervilliers, entretient un rapport privilégié à ses modèles qu’il appréhende pendant des mois avant de capturer l’essence de leur relation par des images d’une profonde éloquence. Composée d’une sélection de clichés réalisés de 1981 à aujourd’hui, l’exposition s’affirme non pas comme une rétrospective figée que l’on viendrait simplement contempler mais comme une invitation à réfléchir autour de débats politiques et sociaux.

Du 18 juin au 22 septembre 2019
Jeu de paume
1 place de la Concorde, Paris 8e

Ouvert le mardi de 11h à 21h, puis du mercredi au dimanche de 11h à 19h
Plein tarif : 10 €, tarif réduit : 7,50 €