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Les meilleures expositions du mois d’octobre

On n’aura jamais été aussi heureux de dire adieu à l’été que pour s’enfermer à l’automne dans les salles des musées ! Devant la profusion de super expositions débutant en ce mois d’octobre, on vous a concocté une sélection non exhaustive des grandes incontournables…

L’exposition « Causes toujours ! Du hashtag à la rue »

Au MAIF Social Club

Illustration de l'exposition Causes toujours au MAIF Social Club
© Chevalvert

 

En octobre, le MAIF Social Club nous invite à penser notre rapport à la toile et à ses réseaux sociaux au détour de l’exposition « Causes toujours ! Du hashtag à la rue ». Faisant dialoguer art et société dans une conversation polyphonique où s’entremêlent les voix d’historiens, de sociologues, de philosophes mais aussi de journalistes et d’artistes, l’installation interroge l’influence du web social sur nos convictions et la manière dont elles s’expriment.

Pour tenter d’y apporter une réponse, ce laboratoire d’idées s’organise autour de 7 hashtags systématiquement mis en regard d’une œuvre d’art, d’un cas médiatique et du concept d’un penseur : #Ideaux, #Fiabilité, #Pérennité, #Implication, #Viralité, #Mobilisation, #Responsabilité fonctionnent dès lors comme autant de prismes qui viennent démultiplier le regard porté sur notre rapport aux médias.


Du 4 octobre 2019 au 9 janvier 2020


MAIF Social Club
37 rue de Turenne, 3e
Ouvert le lundi et samedi, de 10h à 19h, du mardi au vendredi, de 10h à 20h30 et le jeudi, de 10h à 22h
Entrée libre

 

L’exposition « Peter Hujar, Speed of Life »

Photo de l'exposition Peter Hujar, Speed of Life au Jeu de Paume
© Peter Hujar Archive, LLC, courtesy Pace/MacGill Gallery, New York and Fraenkel Gallery, San Francisco

Au Jeu de Paume

Cet automne, le musée du Jeu de Paume nous invite à découvrir l’œuvre de Peter Hujar, photographe américain rendu célèbre pour ses clichés en noir et blanc. Après avoir travaillé pendant 15 ans dans le milieu publicitaire, Hujar renonce à une carrière de photographe de mode pour renouer avec la scène artistique avant-gardiste qu’il affectionne depuis toujours.

Particulièrement influent dans ce microcosme fait de plasticiens, musiciens, danseurs et travestis, il se plaît à mener une vie d’artiste à l’esprit libertaire, au moment même où le mode de vie gay gagne en visibilité. S’installant dans l’East Village, au sud de Manhattan, il développe son propre labo photographique, capturant ce qu’il appellera « des images simples et directes de sujets difficiles et compliqués ».

Le parcours propose une incursion dans l’univers de cet esthète au détour de 140 photographies : organisée de manière chronologique, l’installation célèbre la beauté austère de ses clichés à travers 3 leitmotivs – le portrait en atelier, le nu et le paysage new-yorkais.


Du 15 octobre 2019 au 19 janvier 2020


Jeu de Paume
1 Place de la Concorde, 8e
Ouvert le mardi de 11h à 21h, du mercredi au dimanche de 11h à 19h
Tarifs : plein tarif : 10 €, tarif réduit : 7,50 €

 

L’exposition « Picasso, tableaux magiques »

Affiche de l'exposition Picasso, tableaux magiques au Musée Picasso
© Musée Picasso

Au Musée Picasso

Certains tableaux de Picasso exercent sur vous une fascination inexplicable ? Vous n’êtes pas les seuls ! Le Musée Picasso s’intéresse cette saison à un ensemble de ces peintures dont émane un aura magique… Si le terme vous semble abusif, c’est pourtant le très sérieux critique d’art Christian Zervos qui caractérisa de la sorte bon nombre de ses œuvres réalisées entre 1926 et 1930.

Expérimentant de nouvelles formes plastiques, Picasso peuple ses tableaux de figures étranges aux contours énigmatiques. Replaçant ces créations dans le contexte du surréalisme et les éclairant des apports des courants psychanalytiques contemporains, l’exposition sera l’occasion de réunir, de manière inédite, des œuvres emblématiques réparties aux quatre coins du globe.


Du 1e octobre 2019 au 23 février 2020


Musée Picasso
5 rue de Thorigny, 3e
Ouvert du mardi au vendredi, de 10h30 à 18h, le samedi et dimanche de 9h30 à 18h
Tarifs : tarif plein : 14 €, tarif réduit : 11 €

 

L’exposition « Vampires »

Photo de l'exposition Vampires à la Cinémathèque française
© Cinémathèque française

À la Cinémathèque française

Rien ne nous fascine plus que les créatures nées de l’imaginaire et nourries par les mythes… La figure du vampire en est un exemple flagrant, ce revenant légendaire dont on observe les premières occurrences en Autriche au début du XVIIIème siècle. Popularisé en Europe, le célèbre mort-vivant inspire d’abord la littérature avec le cultissime Dracula de Bram Stoker.

Fondamentalement cinégénique, particulièrement spectaculaire, l’imagerie attachée au vampire obsède rapidement les réalisateurs, puis les photographes et les peintres. La Cinémathèque française s’intéresse dès le mois d’octobre à ce personnage fantastique qui a hanté 100 ans de culture populaire : de Murnau à Twilight, de Coppola à True Blood en passant par Goya et Warhol, l’exposition s’attache à montrer combien l’icône sulfureuse du vampire – et en particulier la figure emblématique de Dracula – n’a cessé de nourrir les œuvres des plus grands artistes, entre fantasme et répulsion.


Du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020


Cinémathèque française
51 rue de Bercy, 12e.
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 12h à 19h
Tarifs : tarif plein : 5 €, tarif réduit : 4 €

 

L’exposition « Espions »

Illustration de l'exposition Espions à la Cité des Sciences et de l’Industrie
© eclipse_images / E+

À la Cité des sciences et de l’industrie

Vous adorez les films d’espionnage ? Au-delà de la fiction, percez l’univers bien réel des services secrets grâce à la nouvelle exposition de la Cité des sciences ! Conçue en partenariat avec la série Le Bureau des Légendes et les services de renseignement français, l’installation s’annonce immersive : ici, pas de déambulation passive, vous endossez le rôle d’un espion qui doit lever le voile sur une affaire d’essai nucléaire et en référer au Président de la République. Vous appuyant sur les ressources de cette unité spéciale – analyse d’images satellitaires, de sons, travail de cryptographie – vous devrez réunir les informations nécessaires à l’élucidation de cette crise.

S’émancipant des représentations fantasmées que l’on attache ordinairement à ce métier mystérieux, l’exposition nous ancre dans une réalité méconnue : à travers plus de 25 dispositifs, et les entretiens de 14 agents du renseignement, le parcours nous invite à mieux connaître les méthodes de travail ainsi que les protocoles de pôles tels que la DGSE, la DGSI ou encore la DRM !


Du 15 octobre 2019 au 10 août 2020


Cité des sciences et de l’industrie
30 avenue Corentin Cariou, 19e
Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 18h, et le dimanche, de 10h à 19h
Tarifs : tarif plein : 12 €, tarif réduit : 9 €

 

L’exposition « Marie-Antoinette, métamorphoses d’une image »

Affiche de l'exposition Marie-Antoinette, métamorphoses d’une image à la Conciergerie
© Conciergerie

À la Conciergerie

De toute l’histoire de France, la figure de Marie-Antoinette est probablement celle qui fit le plus controverse. Reine méprisée du peuple mais érigée en martyre par les royalistes, femme stupide et égoïste ou personnalité influente de la scène politique, la dernière souveraine de France nous apparaît encore aujourd’hui dans toute son ambivalence. Si l’opinion publique a fait et défait les représentations qui lui sont attachées, de son vivant mais surtout de manière posthume, l’exposition de la Conciergerie nous propose de découvrir les multiples facettes de cette grande dame déchue.

À travers près de 200 œuvres et archives, l’installation démultiplie le regard que l’on a pu porter sur cette reine duelle : vous découvrirez les étapes marquantes de son existence, mais aussi les leitmotivs inhérents de celle qui passa les dix dernières années de sa vie dans cette prison révolutionnaire.


Du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020


Conciergerie 
2 Boulevard du Palais, 1e
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h du 1e janvier au 31 décembre
Tarifs : tarif plein : 9 €, tarif réduit : 7 €

 

L’exposition « Futur, ancien, fugitif »

Illustration de l'exposition Futur, ancien, fugitif au Palais de Tokyo
© Palais de Tokyo

Au Palais de Tokyo

L’exposition « Futur, ancien, fugitif » s’intéresse à la scène française, dans son acception la plus large et la plus diversifiée, mais non exhaustive. L’idée n’est pas d’étiqueter ou de catégoriser les quarante-quatre artistes ou collectifs réunis au sein de cette même installation, mais de saisir de manière sensorielle la teneur d’une époque en perpétuelle évolution. Ici, pas question de parler d’une « génération » d’artistes – les créateurs représentés sont nés entre les années 1930 et 1990 – mais plutôt d’un espace aux frontières mouvantes, connecté au passé et tendu vers l’avenir.

Ainsi, par l’intention même d’embrasser les contours d’une scène non-conformiste, le Palais de Tokyo dresse le portrait d’une « autre » scène française, celle qui s’exprime dans les ateliers, les écoles d’art, mais aussi dans les collectifs, les espaces informels, loin des logiques consensuelles qui mènent à la standardisation des pratiques. Celle qui n’est pas uniforme, mais plurielle, nourrie par des communautés différentes, des convictions divergentes et des personnalités singulières. « Inactualité », voici le terme que l’on doit à Giorgio Agamben et qui pourrait le mieux s’appliquer aux artistes représentés dans cette exposition.


16 octobre 2019 au 5 janvier 2020


Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson, 16e
Ouvert de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi
Tarifs : tarif plein : 12 €, tarif réduit : 9 €

 

L’exposition « Je mange donc je suis »

Photo de l'exposition Je mange donc je suis au Musée de l’Homme
Hiding in the City, Paris II, Meat Factory, 2013 © Liu Bolin / Galerie Paris-Beijing

Musée de l’Homme

« Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. », comme le dit si bien ce vieux proverbe popularisé par la célèbre réplique tirée de L’Avare ! La prochaine exposition du Musée de l’Homme s’intéresse à cet acte quotidien, à ce besoin primaire qu’est l’alimentation. Si cette pratique est au cœur de nos préoccupations contemporaines avec des termes entrés dans le langage courant tel que le « bien manger », le parcours observe d’un point de vue anthropologique l’impact de notre consommation – qu’elle relève de considérations culturelles, de rituels ou d’interdits – sur notre identité.

Au-delà d’analyser les implications biologiques, sociétales et écologiques de notre alimentation, l’exposition événement s’appuie sur les recherches menées par les scientifiques du Muséum d’Histoire naturelle pour explorer des approches transversales particulièrement intéressantes telles que l’influence de l’alimentation sur notre évolution ou la question des aliments « genrés ».

La dimension scientifique et biologique propre au sujet de l’exposition n’empêche pas le dialogue avec des formes artistiques – comme les œuvres de Pablo Picasso, Gilles Barbier, Pilar Albarracin ou Liu Bolin – ou la mise en place d’une scénographie immersive, parfois ludique et décalée !


Du 16 octobre au 1e juin 2020


Musée de l’Homme
17 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 16e
Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf le mardi
Tarifs : tarif plein : 12 €, tarif réduit : 9 €

 

Gagnez des invitations pour l’exposition « Je mange donc je suis » au Musée de l’Homme