Liu Bolin – Ghost Stories

Se fondre dans le décor pour mieux le dénoncer : telle est l’esthétique du paradoxe délicieuse convoquée cette rentrée au sien de la Maison Européenne de la Photographie.


Credit : Supermarket II, 2010, Liu Bolin. Galerie Paris-Beijing.

LIU BOLIN, rebaptisé « l’homme invisible », aime à se fondre dans le paysage pour mieux nous perdre. Parce qu’il a grandi au sein de la Révolution Culturelle chinoise, l’artiste est particulièrement sensible aux mutations sociales de son pays engendrées par son récent boom économique.

A travers sa rétrospective, La Maison Européenne de la Photographie illustre donc les quatre grandes thématiques qui ont ponctué le travail de l’artiste pendant plus d’une décennie : la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et la liberté de la presse.

Ses œuvres mêlent photographie, body art, art optique et sculpture vivante et sont particulièrement riches en symboles. Qu’elles dénoncent le poids écrasant d’une identité collective sur un individu ou la société de consommation, Liu Bolin se cache en apparence mais dévoile surtout, faussement effacé, tel un silence assourdissant qui mugit face à l’immuable écrasant. 

A voir sans plus attendre, dès cette première semaine de septembre. 

Liu Bolin – Ghost Stories
Du 6 septembre 2017 au 29 octobre 2017
Maison Européenne de la Photographie
5/7 Rue de Fourcy, 4ème
entrée 8€, tarif réduit 4,50€.​
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