« Mes Jours de gloire » : Vincent Lacoste attachant

Premier film d’Antoine de Bary, Mes Jours de gloire raconte Vincent Lacoste sous toutes ses coutures dans une comédie romantique attachante, sans surprise mais douce, sur fond de déprime et d’adulescence. 

L’affiche donne le ton : on y voit un Vincent Lacoste démultiplié, de la colère au rire en passant par la surprise et une certaine nonchalance. Une moue, un petit sourire en coin que l’on identifie immédiatement chez l’acteur. C’est en quelque sorte une marque de fabrique, un gimmick que l’on retrouve tout au long de sa filmographie et qui le rend très attachant. Celle d’un maladroit sympathique, glandeur mais attachant, un peu dépressif mais charmeur. 

© Bac Films

Tout ça, Lacoste l’incarne à merveille une fois de plus : il joue Adrien, ancien enfant-star qui n’a pas tourné depuis dix ans et qui essaye tant bien que mal de se relancer. Il atterrit dans un casting pour un film retraçant la vie de De Gaulle, chapeauté par un réalisateur allemand pas très avenant. On a connu ressemblance plus frappante entre deux personnes, tant la silhouette de l’acteur ne ressemble en aucun cas à celle du rôle qu’il tente d’obtenir. C’est l’un des nombreux ressorts comiques du film d’Antoine de Bary, celui de placer Lacoste dans toute sortes de situations improbables, burlesques parfois – comme cette scène où, habillé en De Gaulle, il marche l’air hagard dans la rue, sous l’oeil du metteur en scène dont il ne comprend pas un mot. 

© Bac Films

Le film n’échappe pas à quelques poncifs, quelques passages obligés du genre. Mais, par le rythme, la naïveté assez touchante de son premier rôle et d’excellents personnages secondaires – la mère d’Adrien, psychanalyste envahissante jouée par Emmanuelle Devos ou le père en roue libre, alcoolique et dépressif, incarné par le trop rare Christophe Lambert, le tout nous emporte facilement, tranquillement. 

Mes Jours de gloire, de Antoine de Bary (2020)
Actuellement en salles