Mise en capsules

Le Festival de Formes Courtes Théâtrales fête sa dixième édition. Et quel chemin parcouru ! En soutenant des projets originaux et en révélant toute une génération de talents, il s’est imposé comme un véritable rituel pour les fous de théâtre.

Festival

Plus de 150 créations y ont vu le jour comme « Le Porteur d’histoire » d’Alexis Michalik très vite plébiscité par le public et la critique. En 2006 pourtant, l’idée (jugée « ingérable » !) ne soulevait pas l’enthousiasme. Qu’importe, Benjamin Bellecour, Salomé Lelouch et Pierre-Antoine Durand se lancent bille en tête dans cette aventure festive et conviviale. Le principe : galvaniser l’envie d’aller au théâtre en proposant chaque soir cinq spectacles de trente minutes. Ensuite ? A vous de jouer : vous choisissez votre petite demi-heure de création et plus si affinités.

Cette année, les femmes s’illustrent avec des textes alertes ou émouvants : Camille Chamoux et Camille Cottin  (« Pour en finir avec Zorro et autres impostures à démasquer »), Charlotte Gabris (« Merci pour le bruit »), Christèle Sabalot-Jungalas (« La fille qui a décidé de vivre »), Raphaëlle Moussafir, (« Comme elles inspirent ») ou Aïda Asgharzadeh (« La main de Leïla »). La manifestation compte aussi toute une jeune garde d’auteurs : Guillaume Clerice, Bastien Bernini, Jean-Christophe Dollé, Félicien Juttner, Kamel Isker, Mikaël Chirinian, Rasmus Lindberg, Julien Sibony, Xavier Legall, etc. Et bien sûr, une palanquée de comédiens bouillonnants : Clément Aubert, Romain Cottard, Paul Jeanson et Arnaud Pfeiffer (réunis dans une conférence-goûter surprise), Julie Debazac, Léna Brébant, Charlotte des Georges, Yannick Soulier, Vincent Desagnat, etc. Foisonnant et hors format.

Note : 4/5

 Infos sur www.miseencapsules.com