Monsieur Poulpe : « Je tiens très bien l’alcool, c’est un de mes super pouvoirs »

Après le carton Youtube d’une première saison, Monsieur Poulpe a remis le couvert pour une deuxième saison de ses Recettes pompettes – librement adaptées de l’émission québécoise du même nom. L’occasion de faire un point autour d’un Coca et d’un Perrier. Au vert.

 

Tu est reparti pour une deuxième saison de tes Recettes pompettes. Est-ce que tu as bien préparé ton foie ?

Monsieur Poulpe : Tout le monde me parle de mon foie, c’est marrant. Faudrait que j’aille faire un examen médical pour voir l’état des locaux. Je ne bois pas en dehors des émissions. Enfin, normalement. Je me suis remis à boire un peu depuis cet été. La semaine dernière, on était en train d’écrire une émission et pour faire rire mes camarades j’ai bu du rhum à 10h30. Mais c’était pour la blague. Pendant la première saison, je ne buvais pas du tout en dehors des émissions.

 

Finalement, c’est l’inverse de la plupart des gens, toi tu peux concilier alcool et bureau.

C’est vrai. En fait j’avais complètement arrêté de boire de l’alcool en décembre dernier, et en janvier on m’a dit qu’on allait tourner les Recettes pompettes

 

Des choses changent pour cette deuxième saison ?

Pas tellement. On a juste agrandi le décor, surtout par rapport aux interviews de musiciens, pour qu’ils aient plus de place sur scène. Mais sinon on prend surtout cette émission comme une collection, s’il y a des changements sur la structure, cela se fait en fonction des émissions. On va changer quelques trucs pour l’émission de Noël par exemple, histoire de faire quelque chose de spécial.

 

Tu as souvent répété que ton grand rêve serait d’inviter Catherine Deneuve. Tu as réussi à prendre quelques shooters avec elle ?

Et non, toujours pas. Mais elle a vu l’émission et elle a dit que c’était cool. Je vais réessayer, je l’aurai à l’usure.

 

Penses-tu que ce concept soit un jour transportable sur une chaîne de télévision comme c’est le cas pour son concept original, au Québec ?

Le CSA fait que ce ne sera jamais possible. Après si on oublie la présence du CSA et qu’on se dit qu’on a le droit de boire à l’image, comme au Québec, je pense que cette émission pourrait très bien passer en télé, oui. L’image est jolie, c’était d’ailleurs une de nos volontés, que ce soit beau, élégant visuellement, puisque le contenu l’est beaucoup moins. Donc oui, je pense que cela pourrait passer en télé, mais en vérité on s’en fout, c’est pas la volonté du concept. Quand on s’est dit qu’on allait adapter les Recettes pompettes en France, on a du se poser la question deux secondes de savoir si on allait le proposer à la télévision. Et puis il y a le problème de la durée : mine de rien l’émission s’écrit aussi pendant le tournage, du coup tu as forcément des durées d’émissions plus ou moins longues et en télévision tu es obligé de te tenir à une case. C’est aussi une liberté de format.

 

Dans la première saison, quel était l’invité le plus pompette ?

Après le tournage, Antoine De Caunes et Elodie Frégé étaient vraiment très saouls. Stéphane Bern était complètement lunaire… Je sais qu’il a été malade pendant deux jours après l’émission. Mais en fait ils étaient tous ivres morts, mais après ça se retranscrit différemment. D’autres étaient tout aussi saouls mais ça allait mieux le lendemain, comme Manu Payet par exemple. Mais Antoine était vraiment bien oui, c’était le top.

 

Et puis tu sais choisir tes invités…

La programmation de cette émission est compliquée, mais on essaye d’avoir des gens qui correspondent bien au concept. L’idée est de regarder l’émission parce que tu l’aimes bien, mais aussi pour te demander ce que va donner tel invité dans cette émission.

 

Le tournage d’une émission dure combien de temps ?

Deux à trois heures. Là on vient de battre le record avec le Palmashow, ça a duré quatre heures.

 

Dans la première saison, quelle était la recette la plus efficace ?

A chaque fois ça se voit à ma tête quand le truc est bon, je suis étonné quand je me goûte. Mais je pense que la plus réussie était le roulé saucisse avec Manu Payet. C’était hyper bon. Il y avait aussi un autre plat mais c’est assez compliqué parce que j’oublie les tournages, j’ai des trous noirs, je redécouvre certaines images au montage, ce qui est plutôt cool pour mon égo parce que je vois un mec marrant. Et puis il y a les plats complètement manqués, comme les gambas avec Antoine, on les avait mal cuites et on les a vomies toute la nuit.

 

Tu as déjà coupé des verres à l’eau pendant tes émissions ?

Pour certains invités on a du… Mais très peu, il n’y a pratiquement jamais eu d’eau, il y a peut-être eu deux shots dans toute l’histoire de l’émission. Moi je bois toujours, parce que c’est un de mes super pouvoirs, je tiens très bien l’alcool. Je me souviens qu’un jour un invité m’a dit qu’il n’en pouvait plus, donc on a mis un petit peu d’eau et puis après on est revenus à la vodka. Il y a aussi des invités qui n’ont pas ou plus l’habitude de boire, alors ce que je fais avec eux c’est qu’on attaque à la vodka pure, une dizaine de shots, ce qui est déjà pas mal, et en fonction de l’état je passe à de la vodka diluée à l’eau. Mais je ne dirai pas qui. Après il suffit de regarder nos gueules à l’image pour voir qu’on ne triche pas… On boit entre vingt et trente shots, par personne et par émission.

 

Les plus grands cuisiniers ont leurs plats signatures. Quel serait le tien ?

J’aime beaucoup cuisiner. J’aime manger et faire à manger. Et je fais un très bon risotto aux truffes, j’ai ma petite touch : je mets du vin blanc et des échalotes.

 

Ton jeu d’alcool préféré ?

« Je n’ai jamais », c’est hyper cool parce que tu découvres vraiment la personne avec qui tu bois. Et c’est ce qui est intéressant quand tu bois avec quelqu’un, quand il y a une connexion.

 

On approche de la présidentielle : si tu devais inviter un homme ou une femme politique, ce serait qui ?

DSK. Évidemment. C’est celui qui m’intéresse le plus. Après le but de cette émission est de faire tomber les masques, toutes les personnalités politiques seraient donc les bienvenues.