N’éteignez pas la lumière : six films d’horreur à (re)voir

Ah, les films d’horreurs : on appuie sur lecture tout en sachant que l’on va, au mieux, passer un désagréable moment, au pire, être complètement traumatisé.e. Et que ce moment nous suivra lorsque le générique se terminera et qu’il faudra tenter de fermer les yeux pour s’endormir. Parmi toutes les créatures et personnages que le cinéma nous a donné – et elles ne manquent pas – il en existe qui restent plus longtemps que d’autres sur nos rétines. Petit tour d’horizon de ces pépites horrifiques qui nous ferons toujours frissonner. 

Suspiria, de Dario Argento (1977)

© Les Films du Camelia

Le cauchemar multicolore de Suzy, une jeune américaine qui débarque dans une prestigieuse académie de danse qui s’avère être hantée. Des événements sordides ont lieu, d’une étudiante assassinée au professeur de piano égorgé par son propre chien. Servie par la tout aussi cauchemardesque bande-originale de Goblin, Suspiria, inspiré de l’esthétique du giallo – genre de films italiens des années 1970 allant de l’horreur au policier en passant par l’érotisme – effraie toujours. 

Disponible sur les plateformes de VOD, Amazon Prime et OCS.

Le Cauchemar de Dracula, de Terence Fisher (1958)

© D.R.

Bibliothécaire, Jonathan Harker se retrouve dans les Carpates chez le Comte Dracula où il y est engagé. Sans surprise, il devient un suceur de sang à son tour, mordu par une femme-vampire… Adaptatée par les studio Hammer, cette version de Dracula, quoique légèrement kitsch et ouatée, dépeint le mythe d’un Dracula bourgeois, séduisant, presque érotique, avec un Christopher Lee totalement envoûtant qui signe son premier grand rôle. Classe et classique. 

Disponible en VOD.

L’Exorciste, de William Friedkin (1973)

© D.R.

Il est régulièrement cité comme le film le plus effrayant de tous les temps. Il faut dire que le long métrage de William Friedkin a laissé plusieurs générations complètement tétanisées devant leurs écrans de télévisions. L’histoire – une petite fille possédée – serait presque un prétexte pour mettre au centre de l’attention un personnage principal pourtant hors-champ : le mal, l’horreur pure, qui s’insinue dans un cocon familial et détruit une enfance. Malsain, puissant, indétrônable.

Disponible sur les plateformes de VOD.

Alien, le huitième passager, de Ridley Scott (1979)

© UFD

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier. » Cette phrase, apposée sur l’affiche du film, suffit à l’épouvante. Oh et il y a aussi cette scène du repas. 

Disponible sur les plateformes de VOD et Amazon Prime.

The Thing, de John Carpenter (1982)

© Splendor Films

Monument de paranoïa, La Chose suit une expédition de chercheurs de douze hommes en plein milieu de l’Antarctique qui découvre un corps sous les glaces. Décongelée, ce qui se révèle être une créature maléfique peut prendre la forme de n’importe quel homme de l’équipe. Enfer blanc, doute permanent, on se retrouve à avoir peur de nous-même dans ce semi huit-clos anxiogène et angoissant. 

Disponible sur les plateformes de VOD.

La Mouche, de David Cronenberg (1986)

© D.R.

Un homme, Seth Brundle – incarné par le tout jeune et fringuant Jeff Goldblum – se transforme en mouche, à la suite d’une expérience scientifique (la téléportation) qui tourne mal. La Mouche est aussi et surtout une histoire d’amour : l’amour total de Ronnie (Geena Davis) pour Seth, qu’elle voit se transformer peu à peu, disparaître à tout jamais en créature horrifique. Et celui de Seth, qui va jusqu’au bout l’aimer et la supplier d’en finir. Trauma visuel aussi bien que sentimental dont on a du mal à se remettre.

Disponible sur les plateformes de VOD.

Bonus : Shaun of the Dead (2004)

Pour se faire (un peu) peur et (beaucoup) se détendre, il reste la meilleure comédie sur une invasion de zombies qui soit : Shaun of the Dead. Soit Simon Pegg et Nick Frost qui tuent des revenants entre deux pintes au pub du coin. Très british, et très drôle.

Disponible sur les plateformes de VOD, Amazon Prime et Netflix.