On a interviewé La Dactylo, nouvelle poétesse du street art parisien

Nouvelle reine du street art à Paris, La Dactylo intrigue avec sa prose unique et son verbe audacieux. On a donc voulu savoir qui se cachait derrière ses phrases bien faites que l’on ne peut s’empêcher de photographier sur notre passage !

Quelques mots pour décrire La Dactylo ?

La Dactylo - Source : Unsplash
La Dactylo – Source : Instagram

 

Née en novembre 1991, La Dactylo, surnommée « Lady Doigts », est un être humain XX d’1m68 et de 50kg d’humour poids plume. De type caucasien, aux yeux couleur huître, La Dactylo est une femme-machine, un drôle de machin qui fuit l’ennui, pourchasse la rigolade et engendre la réflexion via ses jeux de mots, ses traits d’esprits, ou par le biais de la photographie qui est son métier premier. Sinon, pour faire simple, je m’appelle Clémence.

Pourquoi l’écriture dactylo ? Une certaine nostalgie d’antan ?

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C’est vrai qu’une machine à écrire chinée dans une petite brocante parisienne, achetée à prix fort pour finir sur une étagère Ikéa, c’est à la mode. Mais plus sérieusement, il existe déjà de nombreux comptes Instagram qui jouent avec la langue et c’était pour moi une façon de me démarquer des autres. J’aime l’idée du côté rétro de la dactylo, son côté décalé, mais pas sur la touche pour autant. En outre, je trouve que ce concept de la fin de phrase en mouvement, qui s’écrit au fur à mesure qu’on la lit, apporte une vraie dynamique au propos.

Pourquoi investir de la sorte les rues de Paris ?

Un mur Facebook, un mur Instagram, et pourquoi pas tout simplement de vrais murs ? De poser des affiches, ou de pocher, me paraît plus authentique, cela permet d’ancrer/d’encrer ce que l’on crée dans une réalité moins fictive et plus palpable que celle des réseaux sociaux. J’aime ce côté brut du street art, de l’interaction avec l’humain et son environnement. En tant que photographe, je trouve que mes images prennent un sens plus fort lorsqu’elles sont exposées ou publiées. J’aime donner la même visibilité à mes mots, avec ce petit côté subversif de braver l’interdit.

À quel rythme ? Comment sont choisis les lieux ?

Je poche plus que je ne colle. C’est plus rapide et plus facile. Je le fais dès que j’ai le temps, de jour comme de nuit, cela dépend des moments, des périodes… et de la météo. Parfois j’embarque des amis, pour tenir l’échelle ou faire le guet. Cela engendre un bon moment de complicité. Il faut que tout cela soit festif. Je choisis des quartiers qui me plaisent, mais aussi des quartiers qui bougent, vivants et ouverts à l’art en général. C’est le cas par exemple des 3, 4, 11, 18, 19 et 20ème arrondissements de Paris. Aussi, je m’invite parfois à des adresses que je connais histoire de faire un petit clin d’œil à mes proches. Le mieux, c’est quand mes followers m’envoient sur le compte une photo d’une affiche ou d’un pochoir qu’ils ont découvert sur leur chemin. Ça boucle la boucle et ça crée des liens !

Un petit mot pour nos lecteurs qui attaquent la rentrée des petits écoliers ?

Septembre : c’est la rentrée des classes mais aussi des moins élégants.

Instagram de La Dactylo


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