Quelles expos gratuites voir en mars ?

Galeries, centres d’art et salles de concerts nous réservent de très belles expositions gratuites pour ce mois de mars. Une sélection idéale pour une fin d’hiver sans le sou ! 

Croyances à l’Institut des Cultures d’Islam

Samuel Fosso, Black Pope, 2017 © Samuel Fosso, Courtesy Jean-Marc Patras / Paris

 

En qui, en quoi croyez-vous ? Seize artistes répondent à la belle et épineuse question posée par l’Institut des Cultures d’Islam, les commissaires Stéphanie Chazalon et Bérénice Saliou souhaitant interroger « la puissance évocatrice des religions, superstitions et mythes du continent africain, revendiqué par les artistes comme lieu d’expérimentation, de glissements, de frictions et de négociations ».

Au programme : Léonard Pongo saisissant les transes congolaises, Nicola Lo Calzo s’inspirant d’un culte vaudou lié à l’histoire des esclaves, Giya Makondo Wills rejouant le rituel du baptême et Seumboy faisant d’Internet une néo-puissance spirituelle. Une sélection variée et enivrante.

Institut des Cultures d’Islam, du 12 mars au 26 juillet 2020
19 rue Léon, 75018 Paris

Marc Molk à la galerie Marguerite Milin

Brusque métamorphose en femme mariée, Marc Molk, 2020, huile et acrylique sur toile, 162 x 130 cm)

 

Il est écrivain, peintre et dessinateur. Marc Molk aime à multiplier les pratiques, et n’hésite pas à changer de style au fil des créations. Sa nouvelle exposition s’intitule Pour le meilleur et pour le pire et réunit calligrammes et peintures au sein de la galerie Marguerite Milin. Son dada ? L’amour, qu’il explore via une facture ultra-foisonnante, riche de motifs, de détails ornementaux et de couleurs. L’artiste se revendique sentimental, et c’est d’autant plus orignal que l’époque est sombre et virtuelle.

Ses calligrammes reprennent des textes issus de son livre La Disparition du monde réel (2013, éditions Buchet/Chastel) mais aussi des Mémoires de Casanova, et font danser les mots en d’improbables et sensuels motifs organiques. Quant à ses peintures, elles déploient sur de grands formats des figures éclatantes, entourées d’une myriade lyrique, comme sortant d’un songe extraordinaire. Un travail étonnant, à découvrir !

Galerie Marguerite Milin, du 6 mars au 11 avril 2020
46 rue du Château d’Eau, 75010 Paris

Carmen Mariscal au Palais Royal

© Carmen Mariscal

 

Ils ont fait la une des journaux. Les cadenas verrouillés par des touristes amoureux sur le Pont des Arts sont aujourd’hui au cœur d’une installation créée par l’artiste franco-mexicaine Carmen Mariscal pour la place du Palais Royal. Rappelez-vous : détestés des Parisiens qui y devinaient un symptôme lourd et laid du tourisme de masse, les cadenas ont été retirés en 2015 par mesure de sécurité, le pont risquant d’être fragilisé.

Intriguée par le sujet, Carmen Mariscal a récupéré une partie des grilles cadenassées pour construire cette maison intitulée Chez Nous, et questionner ainsi les passants sur le sens de l’amour (oui, encore lui). Elle s’interroge : « L’amour est-il une forme de relation empreinte de liberté ou dotée de chaînes ? » À vous de trouver la réponse !

Sur la place du Palais Royal, du 13 mars à fin avril 2020

Le M.U.R au Zénith

© Mahn Kloix (2018)

 

Depuis 2015, la salle de concerts la plus célèbre du nord de Paris organise deux expositions par an dans ses murs. Accessibles gratuitement aux visiteurs munis de billets de concerts, les expos du Zénith ouvrent également leurs portes au public à certaines dates : à vos agendas, donc, pour noter les jeudi 12 mars (18h-21h) et dimanche 22 mars (14h-17h) et venir découvrir cette jolie rétrospective des street artistes du M.U.R.

Mis en place en 2003 par le plasticien Jean Faucheur dans les 4×3 mètres d’un ancien panneau publicitaire, le M.U.R (Modulable, Urbain, Réactif) est un mini-espace d’exposition à ciel ouvert installé au croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf. Les artistes, comme ici Mahn Kloix, débordent parfois du cadre, et font toujours preuve d’une grande inventivité, faisant de l’art urbain le plus beau reflet du monde contemporain. Une jolie exposition, qui rend hommage à 17 années d’invitations.

Zénith, jusqu’au mois de juin 2020
211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris