Quelques visages de Bowie

C’est un peu l’immanquable de la semaine, sentimentalement parlant. Parce que ce ne seront pas les seuls amateurs de photo qui se presseront dans le 16è arrondissement, pour découvrir l’expo collective qui prendra la suite de celle que la A.Galerie consacrait récemment à Patrick Demarchelier.

Ici, plus que le (grand) talent de ceux qui se seront illustrés un jour derrière l’objectif, c’est le sujet de leurs œuvres qui retiendra toute notre attention. Pas à la façon d’une grande rétrospective, mais de manière intimiste, au fil de clichés mythiques ou plus méconnus pris à divers moments de sa vie, l’endroit nous offre ainsi un rendez-vous qu’on ne saurait rater avec David Bowie. Aux côtés de la célèbre pochette de l’album Earthling signée Franck Ockenfels III (1997) ou des clichés promotionnels pour l’album Diamond Dogs réalisés par Terry O’Neill (1974), on passera de séances photos millimétrées en sourires spontanés (Peter Strongwater, 1981), de concerts d’anthologie (au London Earl’s Court, Claude Gassian, 1973) en silhouettes inspirantes (le fameux combo chapeau/smoking Ola Hudson à la cérémonie des Grammy Awards, Ron Galella, 1975). On sera de toute façon heureux de revoir l’artiste dans tout ce qu’il était. Professionnel, créatif, provocateur, beau évidemment, insaisissable et touchant.

A gauche : David Bowie en concert 1973 – by Claude Gassian. © Claude Gassian  (A. galerie)

A droite : David Bowie, New York City, 1999 by Mark Seliger. © Mark Seliger  (A. galerie)