Rupert Grint : After Potter

Acteur indissociable du rôle de Ron Weasley dans la saga Harry Potter, Rupert Grint a bien grandi. Et il le prouve dans la comédie tarantinesque Moonwalkers en jouant le faux agent de Stanley Kubrick contacté pour filmer le faux alunissage de 1969. L’occasion d’une vraie rencontre.

Qu’est-ce qui est vrai dans toute cette histoire de CIA qui souhaite que Stanley Kubrick filme un faux alunissage ?

Rupert Grint : La vérité ! Ah, je n’en suis pas sûr ! La rumeur court qu’il a effectivement tourné un faux alunissage qui aurait été diffusé en live depuis un studio, parce que le véritable alunissage n’a pas fonctionné. Mais je n’en sais rien.

Que représentent les années 60 pour vous ?

C’était une période tellement extraordinaire. Particulièrement à Londres. C’était the place to be ! La musique, les clubs, les stars. Mais ce qu’on fait dans ce film est assez exagéré. On s’amuse avec les stéréotypes car c’est une comédie.

Quelle a été la chose la plus difficile à faire sur ce film ?

La scène où Ron Perlman est sous acide. C’était surtout difficile de garder son sérieux. Il n’a pas fait beaucoup de comédies, et là, voir son visage incroyable dans cette situation, c’était difficile de ne pas rire. Parlons un peu d’Harry Potter.

Comment avez-vous vécu la fin de la saga ?

C’était un peu bizarre lorsque j’ai fini de tourner les derniers films, car ça a été une part tellement importante de ma vie. Et d’un seul coup, tout s’est arrêté. Mais c’était le bon moment, le moment d’aller de l’avant.

Vous ne considérez donc pas le rôle de Ron comme une malédiction ?

Non, parce que je ne peux pas me dire : « J’aurais aimé que tout cela n’arrive jamais ». Ce ne serait pas vrai. Je suis content de pouvoir faire de nouvelles choses, même si je ne peux plus faire mes courses normalement comme tout le monde et que je ne suis pas totalement libre de mes mouvements.

Moonwalkers © Partizan Films

D’ailleurs, devant l’hôtel il y a des dizaines de fans qui espèrent vous voir, même encore maintenant, sept ans après le dernier Harry Potter. C’est bizarre à vivre, non ?

Je ne peux rien y faire. Et j’y suis habitué maintenant. Quand nous avons commencé, nous n’imaginions pas que cela prendrait une telle ampleur. On ne réalisait donc pas le sacrifice que ça allait représenter, que nous ne pourrions plus jamais être invisibles, mais il suffit de s’adapter aux choses.

Qu’est-ce que les gens vous disent lorsqu’ils vous reconnaissent dans la rue ?

C’est toujours très cool. La plupart veulent des selfies ou me dire bonjour. C’est super de voir que les gens sont toujours aussi enthousiastes, et surtout que cela touche différentes générations. Il y a même des fans qui n’étaient pas nés lorsque le premier film est sorti.

Est-ce que vous regrettez parfois d’avoir commencé à travailler si jeune ?

Oui, mais en même temps ça a été une telle opportunité que je ne peux pas éprouver de regrets. Bien sûr, j’ai dû quitter l’école plus tôt. Enfin, je n’y étais pas obligé, mais c’était difficile de faire les deux. Ça a donc demandé certains sacrifices, mais c’était pour mon bien.

Quelle est la réaction la plus étrange que vous ayez vue ?

Parfois les gens s’avancent vers moi avec un stylo et font semblant qu’il s’agit d’une baguette magique.

Est-ce que vous avez pris la grosse tête avec tout ce succès ?

(Rires) Non, je crois que nous avons tous été assez bien entourés pour garder les pieds sur terre. Nous sommes plutôt tous humbles et reconnaissants. C’est vrai que ça fait partie des stéréotypes et que ceux qui découvrent la starification assez jeunes finissent mal en général, mais nous avons su rester solidaires et concentrés sur notre travail qui était très, très intense.

Moonwalkers © Partizan Films

Vous êtes toujours en contact avec Daniel Radcliffe ?

Bien sûr ! On essaie de se voir le plus souvent possible.

Parmi vos projets à venir, il y a CBGB, le dernier film avec le regretté Alan Rickman, votre professeur Severus Rogue.

Oui, c’est un film sur le CBGB, le célèbre club de Londres. C’était vraiment intéressant de travailler avec lui en dehors de Potter, très différent. Il arrivait à se glisser dans la peau de ses personnages tout en restant lui-même. Je l’adorais, et il nous a beaucoup apporté à tous. C’était vraiment quelqu’un de spécial.

Et dans vos projets, on trouve aussi sur Internet le film : You are in the merde avec Dany Boon. C’est vrai ?

Non, mais ça n’arrête pas de revenir. Je ne suis pas au courant. Qui est Dany Boon ?

Un acteur comique français à succès. 

Ah bon ? Cool. Mais personne ne m’a contacté en tout cas.

Pour terminer, vous vous souvenez de votre première venue à Paris ?

Est-ce que Disneyland ça compte ? (rires). Non j’adore Paris, j’ai toujours honte de ne pas pouvoir y rester plus longtemps.

Moonwalkers, d’Antoine Bardou-Jacquet, avec Ron Perlman et Rupert Grint. Comédie. En salles actuellement.