Il est temps de réviser ses classiques : six films à (re)voir

La nouveauté, c’est bien. On se jette tous sur la série du moment, le film qui cartonne en salles. Mais lorsque la flamme de curiosité s’éteint, que reste t’il ? Les classiques, comme le dit le proverbe. Ce n’est pas que c’était mieux avant, mais il y a certaines oeuvres, certains longs métrages auxquels il est impossible d’échapper. Il faut, par exemple, avoir vu Citizen Kane avant de mourir. C’est comme ça, tout le monde le dit. Alors, pour pallier ces longues heures de confinement, quels films rattraper absolument ? 

Les Lumières de la ville, de Charlie Chaplin (1931)

Classiques du cinéma
© D.R.

Chef d’oeuvre précédent deux autres (Les Temps Modernes, puis Le Dictateur), Les Lumières de la ville est probablement le plus émouvant des films de Chaplin. Le plus doux, aussi : Charlot y joue un vagabond qui tombe fou amoureux d’une vendeuse de fleurs, aveugle et criblée de dettes, qui le prend pour un milliardaire suite à un quiproquo. L’amour, les apparences, la richesse : des thèmes que malaxe Chaplin avec humour et bienveillance, toujours burlesque, avant un final déchirant. On met au défi quiconque de ne pas verser une larme. 

Disponible sur les plateformes de VOD.

La Nuit du chasseur, de Charles Laughton et Robert Mitchum (1955)

Classiques du cinéma
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Le film qui a fait exploser la carrière de Robert Mitchum et de ses doigts tatoués, formant les fameux « love » et « hate » : terrifiant prêcheur vagabond, psychopathe et meurtrier, il est à la poursuite de deux enfants connaissant l’emplacement d’un trésor, planqué par leur père avant d’être emprisonné. La Nuit du Chasseur est un conte en noir en blanc, où le noir est plus sombre qu’ailleurs et la lumière plus éblouissante. 

Disponible sur les plateformes de VOD.

La Prisonnière du désert, John Ford (1956)

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Le revolver de John Wayne, les grands espaces mythiques de l’Ouest américain, une quête vengeresse à la poursuite d’une tribu de Commanches qui ont enlevé les deux filles de la famille Edwards : John Ford filme Monument Valley, ses célèbres montagnes, la poussière du désert, les courses poursuites à chevaux et John Wayne comme personne avant, ni après. Un western classique, lumineux et humaniste.

Disponible sur les plateformes de VOD.

Raging Bull, de Martin Scorcese (1980)

Classiques du cinéma
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L’ascension, la chute, la résurrection d’un homme tiraillé entre salut et damnation : c’est tout le programme de ce classic parmi les classics. On y suit la vie, entre gloire et auto-destruction de Jake La Motta, boxeur star qui affronta Sugar Ray Robinson ou Marcel Cerdan. Totalement incarné par un Robert De Niro au sommet de son art, Raging Bull est peut être la collaboration la plus belle entre l’acteur et son réalisateur fétiche, Martin Scorcese. Collaboration ponctuée d’une réplique culte lancée à Joe Pesci : « You fck my wife ?! »

Disponible sur les plateformes de VOD.

Le Quai des brumes, de Marcel Carmé (1938)

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Culte au-delà du culte, on appuie sur play pour cette réplique, lancé par Jean Gabin à Michèle Morgan, gravée à tout jamais dans l’éternité du 7ème Art : « T’as d’beaux yeux, tu sais. »

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À Bout de souffle, de Jean-Luc Godard (1960)

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Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg flânent sur les Champs-Élysées, roulent à toute vitesse à la campagne, écoutent du Mozart, vont au musée, au cinéma, s’embrassent – bref, vivent, se regardent, se parlent et vivent intensément, à toute vitesse.

Disponible sur les plateformes de VOD.