Six films feel good à (re)voir

Passé la surprise, le désarroi et probablement un peu d’anxiété, la situation s’est installée et on se surprend à vouloir en tirer le meilleur : le confinement est là, pourquoi ne pas utiliser tout ce temps pour revoir quelques classiques qui mettent du baume au coeur ? 

Ce n’est pas nouveau : on a besoin d’amour. De sourires, de rires, d’histoires qui ne nous font peut être pas rêver mais qui nous extraient de notre canapé ou de notre siège de cinéma vers un ailleurs plus doux. C’est une des forces et des moteurs du cinéma : développer des imaginaires où l’on se sent bien.

Et même si cette période de confinement forcée n’exclue pas, bien au contraire, de se plonger dans des oeuvres plus dramatiques, force est de constater que l’on veut un peu de douceur, quand même. 

De Wes Anderson à Hayao Miyazaki, en passant par John Hugues ou Frank Capra, plusieurs réalisateurs de légende se sont attelés, à travers des sujets, personnages et histoires qui leurs sont propres, à donner un peu de joie, de sourires, d’amour même. 

Submarine, de Richard Ayoade (2010)

© Mars Distribution

À 15 ans, Oliver Tate a deux gros problèmes : il rêve de coucher avec sa petite amie et sa mère est en train de se laisser séduire par un gourou. Il tente alors d’être à la fois le petit-ami parfait et de sauver le mariage de ses parents. Bande-son indie composée par Alex Turner (leader des Arctic Monkeys), trouvailles visuelles entre un Michel Gondry et un Wes Anderson, seconds rôles touchants et hilarants, cette petite pépite indé est un bonbon acidulé, entre teenage romance et passage à l’âge adulte. Dix ans après sa sortie, impossible de ne pas fondre. 

Disponible sur la VOD d’Orange.

La Vie Aquatique, de Wes Anderson (2004)

© Buena Vista International

 

Steve Zissou, sa tenue bleue ciel, son bonnet rouge piqué à Jean-Yves Cousteau, tout comme son sous-marin jaune en partance pour explorer les fonds marins à la requin d’un (réel ?) requin-jaguar. Bill Murray y incarne, aux côtés d’un casting toujours parfait, le chef de bord dans ce qui pourrait être le meilleur long métrage de Wes Anderson. La folie d’un homme, la course-poursuite d’une chimère : c’est un peu de ça que raconte La Vie Aquatique, mais aussi une formidable aventure d’une équipe hétéroclite, ensemble par la force des choses et le hasard. Un peu comme une bande d’amis.

Disponible sur les plateformes de VOD.

Mon Voisin Totoro, d’Hayao Miyazaki (1988)

© Studio Ghibli

 

Merveille d’enchantement des Studio Ghibli, Mon Voisin Totoro est le plus connu – et le plus doux des longs métrages d’animation du maître Miyazaki. On y suit les aventures de deux petites filles qui s’installent dans une nouvelle maison avec leur père, afin d’être plus proche de leur mère qui se trouve à l’hôpital. Elles vont vite faire la rencontre de créatures magiques, des esprits de la forêt bienveillants mais discrets, les Totoro. Une ode à la nature et à l’imaginaire.

Disponible sur Netflix.

La Vie est belle, de Frank Capra (1946)

© Swashbuckler Films

 

Conte de Noël mais devant lequel on peut s’attarder tout au long de l’année, La Vie est Belle voit James Stewart aux prises avec l’amour, son destin, les affres de la vie et surtout, l’espoir, personnifié par un ange, descendu des cieux pour lui sauver la vie. L’histoire d’un fils de banquier qui rêvait de parcourir le monde mais qui, par bonté d’âme et force des choses, ne quitte pas son village natal. Chef d’oeuvre absolu de Frank Capra, ce film réussit l’impossible : nous réconcilier avec l’Humanité. 

Disponible sur les plateformes de VOD.

La Party, de Blake Edwards (1968)

© Splendor Films

 

Acteur indien si maladroit qu’il fait exploser la totalité d’un décor, Hrundi V. Bakshi, banni des studios hollywoodiens, se retrouve par un quiproquo invité … à la soirée annuelle du studio. Peter Sellers, qui incarne Bakshi, est au sommet de son art : un Pierre Richard enfermé dans une maison où il ne connaît personne et qui, on se doute bien, va créer quelques remous. Loufoque, hilarant et ponctué d’une magnifique chanson de Claudine Longuet, « Nothing To Loose », ce film de Blake Edwards et un incontournable, si l’on veut rire (très) fort. 

Disponible sur Amazon Prime.

La Folle journée de Ferris Bueller, de John Hugues (1986)

© D.R.

 

Ferris Bueller ne veut pas aller au lycée, aujourd’hui. Et il convainc sa petite amie et son meilleur ami de le suivre dans son entreprise d’école buissonnière. Ce qui tombe bien, puisque le père de son ami possède une Ferrari : ce sera le carrosse parfait pour se balader, aller au musée, conduire vite, pendant que le proviseur du lycée et la soeur de Ferris tente de prouver à tout le monde le cancre qu’il est vraiment. Que celui ou celle qui n’a jamais rêvé de faire la même chose lève la main !

Disponible sur les plateformes de VOD.