Vincent Cassel en 5 films incontournables

Le 18 juillet prochain, Vincent Cassel est à l’affiche de Fleuve Noir, un polar suffocant dans lequel il incarne François Visconti, un flic usé par son métier et porté sur la bouteille. L’occasion idéale d’apprécier à nouveau le jeu impeccable de cet acteur  à gueule… et de se replonger en parallèle dans la filmographie de ce grand monsieur du cinéma français à travers 5 films incontournables. C’est parti !

 

La Haine de Mathieu Kassovitz (1995)

« C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages… ». Plongée vertigineuse dans le quotidien de trois lascars, La Haine est le premier (et le meilleur) film du réalisateur Mathieu Kassovitz. Un long métrage percutant qui, plus de 20 ans après sa sortie, s’accroche hélas avec ténacité à l’actualité. Une oeuvre incontournable dans le panorama du cinéma contemporain dans lequel Vincent Cassel, 29 ans à l’époque, hypnotise. Surtout lorsqu’il est dans sa salle de bains…

 

Sur mes lèvres de Jacques Audiard (2001)

C’est l’histoire d’un lascar (encore !) qui va avoir une emprise destructrice sur une femme qui manque cruellement de considération et de confiance en elle. Un drôle de sale type qui va se découvrir une âme à travers le regard d’un petit chat pas si inoffensif que ça. Signé Jacques Audiard, Sur mes lèvres est un drame qui inspecte au plus profond de l’âme humaine pour en ressortir ce qu’elle a de plus sombre, de plus cruel, et peut-être de plus beau…

 

Irréversible de Gaspar Noé (2002)

Monica Bellucci, Vincent Cassel, Albert Dupontel et un metteur en scène à la maestria déstabilisante, adepte de l’image et du sujet qui choquent, écoeurent. Il n’en faut pas plus pour nous embarquer dans un trip hallucinogène teinté de séquences aussi captivantes que déroutantes. Un grand film qui ne peut pas plaire à tout le monde certes, mais qui marque le 7e Art français de sa patte singulière.

 

Mon Roi de Maïwenn (2015)

Quatre années après nous avoir scotchés à notre fauteuil avec Polisse, Maïwenn nous trouble à nouveau avec Mon Roi, portrait saisissant d’une femme en proie à un pervers narcissique. Pour incarner ce Don Juan nocif, Vincent Cassel dévoile un jeu tout en nuances, entre périodes d’accalmie pleines d’amour et de tendresse et épisodes de tempête au machiavélisme exacerbé. Renversant !

 

Juste la fin du monde de Xavier Dolan (2016)

Une pièce de théâtre sensationnelle. Un sujet fort. Un casting 5 étoiles. Un réalisateur à la mise en scène envoûtante. Que demander de plus ? Film âpre sur la famille, Juste la fin du monde est un exercice de style parfaitement exécuté dans lequel chaque membre de ce cocon prêt à exploser à la moindre parole de travers nous fascine. Et, bien évidement, Vincent Cassel y est, comme souvent dans ses films, excellent d’intensité.