« William Daniels, Wilting Point », la nouvelle exposition photographique du Pavillon Carré de Baudouin

Après l’exposition à succès sur Willy Ronis, le Pavillon Carré de Baudouin poursuit sa saison tournée vers la photographie sociale et humaniste. Place ainsi à William Daniels, Wilting Point du 25 janvier au 11 avril 2019, mettant à l’honneur le photo-reporter français William Daniels à travers une soixantaine de photographies couvrant 10 années de travail dans des territoires meurtris.

 

William Daniels : un réalisme cru et touchant

photo de william daniels
Kirghizistan, 2007. Une femme d’origine russe, qui souffre de solitude, pleure et prie chez elle à Bichkek. Envoyée dans sa jeunesse par Moscou pour travailler dans l’administration de cette petite république soviétique d’Asie centrale, elle a pris la citoyenneté kirghize après l’effondrement de l’URSS. © William Daniels

 

Porté par un regard sincère et engagé, William Daniels arpente les pays et régions en crise dont les communautés fragilisées font face à des enjeux sociaux, sanitaires, sécuritaires, économiques ou politiques. Du Kirghizistan au Bangladesh, en couvrant également le Cachemire et le Centrafrique, il capture en portraits, natures mortes et paysages, des mondes instables où tout peut basculer d’un instant à l’autre, tel un wilting point. Littéralement un point de flétrissement correspondant au seuil en deçà duquel une plante ne peut survivre par manque d’eau, le wilting point symbolise dans l’exposition les conditions extrêmes qui perdurent et engendrent des instabilités perpétuelles. Cette vie qui ne tient qu’à un fil, le photo-reporter l’a maintes fois saisie : à la frontière banglado-birmane pour rendre compte de l’exode massif des Rohingyas persécutés, ou encore au Kirghizistan pour côtoyer la minorité ouzbèke victime de violents massacres. L’exposition  William Daniels, Wilting Point confronte ainsi le visiteur à une nature et des hommes enlisés dans le chaos, et cherche à entamer une réflexion sur la condition et la résilience des humains. 

 

photo de william daniels
Centrafrique, 2014. Un homme habillé pour la messe dominicale marche dans la rivière Oubangui, tôt le matin.
Avant d’exister en tant qu’État, la Centrafrique était considérée comme la « colonie poubelle » de l’Empire colonial français, qui a fermé les yeux sur le travail forcé jusque dans les années 1930. Ses frontières ont été tracées au mépris de toute logique géographique et ethnique. Le pays a connu cinq coups d’État et échappé de peu à un génocide. © William Daniels

 

 

 

photo de william daniels
Centrafrique, 2014. Des femmes et des enfants dans l’enclave musulmane de Boda, où près de 11 000 déplacés – principalement d’ethnie peule – sont réfugiés. Lorsqu’ils quittent celle-ci, ils sont attaqués par des milices chrétiennes anti-balaka qui n’hésitent pas à assassiner femmes et enfants à la machette. © William Daniels

 

photo de william daniels

 


William Daniels, Wilting Point
Du 25 janvier au 11 avril

Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant, 20e
Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 18h