Carte blanche à Lisbonne

Cela a toujours été la patte Nuits sonores : sa carte blanche. Le festival rendra cette année hommage à Lisbonne.

Cela a toujours été la patte Nuits sonores : sa carte blanche. Et après avoir mis en lumière les scènes de Séoul, Glasgow, Bruxelles ou Varsovie, le festival rendra cette année hommage à Lisbonne. Et qui dit Lisbonne dit “les pieds dans l’eau” donc, ou presque, puisque c’est au bord de la Saône, sur les quais, au sein du très beau complexe des Subsistances, pôle artistique lyonnais abritant également l’École des Beaux-Arts de la ville où le festival s’est déjà rendu à plusieurs reprises au cours des précédentes éditions, que Nuits sonores promouvra la capitale portugaise tous les après-midis pendant le festival. Et de cette programmation lisboète on retiendra en premier lieu, et dans le désordre, deux noms : Sebastião Delerue d’abord, alias De Los Miedos, adepte d’une électro hybride aux accents arabo-italo-disco, qui a sorti l’année dernière le brillant EP Agadir Cuts, et qui sera en b2b avec Black le samedi. Et puis on retiendra aussi Oscar Silva alias Jiboia, nom qui signifie « boa constricteur » en langue lusophone, et qui sied parfaitement à l’électro noisy du Portugais, faite de basses musclées et de distorsions reptiliennes. Il sera sur la scène des Subsistances le jeudi. Ne pas oublier également le flow exotique du rappeur Bispo, le rock garage de Keep Razors Sharp, celui plus psyché de The Mighty Sands ou le punk à la portugaise des deux jeunes sœurs Julia et Maria Reis, réunies sous le pseudo de Pega Monstro. De quoi s’offrir un joli point de vue sur l’extrême-ouest de la péninsule ibérique.

Jeudi 25 et vendredi 26 mai, de 16 h à 21 h et samedi 27, de 15 h à 21 h aux Subsistances. Gratuit.