Cerrone, back dans les clubs

« Gnagnagna, les soirées parisiennes, c’est toujours la même musique. » Même pas vrai ! La preuve, samedi soir, à la Machine du Moulin rouge.

En bas, dans la Chaufferie, ce sera techno, avec une grande dame du genre, Paula Temple, et Parfait, la résidente de Possession, la fête qui a redonné de la street cred au Gibus. Dans le Central, il y aura un live de Danny L Harle, un Anglais à la tête de geek devenu, grâce au succès du titre Broken Flowers, la tête du pont du label PC Music, dont les sonorités commencent à infecter la pop music. Et puis Cerrone. Oui, le pape du disco français sera la tête d’affiche de la Flash Cocotte de samedi.

Pourquoi ? Un concours de circonstances favorables : parce que le disco fait partie de l’ADN de la soirée queer menée par Dactylo, parce que Cerrone, bien conscient qu’il est désormais impossible d’écouler des millions de disques comme au temps de Love in C Minor (en 1976), opère un retour dans le circuit des clubs, et parce que son dernier disque est plutôt cool. Sur Afro (paru en février chez Because Music), pour ses premiers morceaux inédits depuis 2008, l’ex-programmateur des Club Med a eu la bonne idée de regarder dans le rétroviseur, en invitant Tony Allen, le batteur de Fela Kuti, et surtout le saxophoniste camerounais Manu Dibango. Avec lui, Cerrone revisite le tube Soul Makossa, détourné en Funk Makossa, une vraie perle (assortie d’un remix impeccable de Todd Edwards) qui lui assure des dancefloors remuants pour quelque temps