Classique à Deauville

Lancé en 1997 par Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros et Nicholas Angelich, sous le regard attentif et avisé d’Yves Petit de Voize (qui assure depuis la direction artistique de la manifestation), le Festival de Pâques de Deauville a d’emblée fait de la musique de chambre son unique objet.

Chaque printemps, les meilleurs jeunes instrumentistes se rassemblent dans la cité normande pour présenter au public des ouvrages célèbres ou plus rares dans une atmosphère tout à la fois concentrée et souriante qui bouscule pas mal de préjugés sur la musique dite “classique”. C’est à Deauville que l’on a vu des artistes tels que Bertrand Chamayou, Jérémie Rhorer, Guillaume Vincent, Maxime Pascal ou Edgar Moreau prendre leur envol : depuis presque deux décennies, l’avenir a du talent au Festival de Pâques !

Le mélomane fera a coup sûr son miel de la 19e édition qui s’ouvre samedi prochain. Un week-end inaugural entre romantisme et XXe siècle, au cours duquel on entend à la fois un programme Wagner-Mahler par la mezzo Irina de Baghy et l’Atelier de musique/Secession Orchestra dirigé par Clément Mao-Takacs et un concert Hersant-Messiaen interprété en particulier par le tout jeune Ensemble Messiaen (avec l’excellent Raphaël Sévère à la clarinette). Les deux volets suivants du festival (23-24-25 avril et 30 avril-1er et 2 mai) ne s’avèrent pas moins alléchants, avec l’Ensemble Ouranos, le Quatuor Girard et le Trio Les Esprits entre autres.

Quant aux “anciens” de Deauville, ils n’oublient pas le festival et y reviennent toujours avec bonheur. C’est le cas de Nicholas Angelich le 1er mai, qui partage une soirée Beethoven-Brahms avec le Quatuor Strada. Une excellente nouvelle enfin : pour garder le souvenir de ses plus beaux moments, le Festival de Pâques lance une collection “Deauville live” avec le nouveau label B Records. Consacrées à Janáček et Mendelssohn, les deux premières galettes sortent dans les jours prochains.