Dance your troubles away

“On va montrer que Paris n’est pas mort.” Après les attentats de vendredi 13 qui ont visé Paris et sa nuit, les bars, boîtes et promoteurs de soirées repartent de l’avant. Les principaux clubs de la ville (Rex, Virgo, Showcase, Badaboum…) ont livré un communiqué la semaine dernière pour témoigner de leur volonté de relancer la machine et de “danser plus que jamais”.

La plupart ont rouvert leurs portes le week-end dernier, avec des mesures de sécurité renforcées. Alors que nous écrivions la semaine dernière un article intitulé “Plus libre la fête”, la réalité nous a violemment rattrapés. La préfecture préconise aux organisateurs de renforcer les filtrages et de sécuriser au maximum les abords des clubs. Il faut donc s’attendre à des agents en nombre, des fouilles plus poussées et des palpations systématiques à la porte.

Un vrai sale coup pour le tourisme nocturne, alors que Paris s’est hissée parmi les villes les plus attractives pour les amateurs de musiques électroniques. La semaine dernière, la mairie a fait passer ses encouragements à reprendre une activité nocturne normale et la ministre de la Culture a annoncé un fonds d’aide exceptionnel aux lieux culturels. Signe de la volonté du public, les ventes du livre “Paris est une fête” d’Ernest Hemingway ont explosé (il s’en écoule 500 par jour depuis les attentats, selon L’Express). Et si quelques artistes ont annulé leur venue dans la capitale, les programmateurs ont vite trouvé des solutions de rechange séduisantes, la capitale ne manquant pas de DJ’s de talent. Parce qu’on n’a pas fini de danser.