David Morales, king of house

Avant Guetta, dans les années 90, un autre David occupait la place de superstar de la musique électronique. David Morales a fait ses armes au sein de deux clubs mythiques new-yorkais, le Loft de Mancuso (encore un David !) et le Paradise Garage de Larry Levan, et en compagnie de sa “grande sœur” (comme il dit) Frankie Knuckles avec le label Def Mix.

Chantre de la house vocale, David Morales n’a pas tellement bâti sa réputation sur ses propres titres (à part le hit Needin’ U, et même si son premier album The Program, de la hip-house, chaloupait bien), mais plutôt avec ses remix. Au siècle dernier, entre deux sets pour l’émission The Grind sur MTV, le DJ d’origine portoricaine a amassé les billets verts et des milliers de passages radio avec ses remix house des hits de R&B ou pop. Sur son wall of fame, on trouve toutes les idoles de l’époque : Mariah Carey, Britney Spears, Michael et Janet Jackson, Whitney Houston, Jamiroquai… S’il n’est évidemment plus aussi en vogue aujourd’hui, et si ses dernières productions ressassent un style un poil suranné de ce côté de l’Atlantique, David Morales conserve une certaine aura grâce à son talent derrière les platines, notamment en Italie. Régulier des grands clubs d’Ibiza, il tourne actuellement dans le monde entier avec les Kings of House Tony Humphries et Louie Vega. En France, il est plus habitué aux clubs chics de la Côte d’Azur, et son dernier passage à Paris date d’il y a cinq ans. Il fait son retour au Zig Zag samedi soir, une rare occasion de voir le maître de la house en action.