Festival International de Mode et de Photographie à Hyères

Cap au sud où, à la fin du mois, dans le cadre enchanteur de la Villa Noailles, le 31è Festival de Hyères mettra à l’honneur la mode et la photo, le tout avec quelques belles pauses musicales.

31e édition déjà pour le festival, qui tous les ans, investit la Villa Noailles, splendide lieu baroque et futuriste conçu en 1924 par l’architecte Robert-Mallet Stevens. L’endroit à lui seul, vaut le détour, mais pendant cinq jours, du 21 au 25 avril, les amateurs de mode et de photo curieux de nouveautés ne pourront manquer l’événement qui l’anime chaque printemps.

Côté mode, pour succéder à Karl Lagerfeld président l’année passée, c’est Julien Dossena, Directeur Artistique de la Maison Paco Rabanne (l’invitée d’honneur de cette édition) qui animera un jury, dont les membres venus d’horizons divers, est composé entre autres de Pierre Hardy, Romain Gavras, Coco Capitan ou Surkin. Au terme des présélections (300 dossiers reçus, émanant de 53 pays), à eux de décerner les gagnants de la compétition parmi les 10 finalistes encore en lice (dont, cette fois-ci, quatre venus du Japon).

A gauche : Amanda Svart et à droite : Laura Boned

Côté photo, les artistes à départager seront aussi au nombre de dix, et ce sera William Klein qui mènera les débats (voir page suivante).

A gauche Sasha Kurmaz et à droite Anaïs Boileau

En marge des défilés et des expositions, dans les jardins, magnifiques, de la Villa, les heureux festivaliers auront aussi l’occasion d’assister à des concerts de choix, présentés par l’agence Stage of The Art avec le soutien de Converse. La programmation, féminine et française cette année, leur permettra d’entendre Petite Meller, délicieuse artiste pop acidulée aux joues overblushées, révélée par le titre « Baby Love », puis, dans un second temps, Juliette Armanet. Auteur elle aussi d’une chanson phare qui a spontanément suscité l’attention de tous (L’Amour en solitaire, produite par Yuksek), la chanteuse et pianiste, vue en duo avec Saycet, a su peu à peu se rapprocher de l’électro, pour livrer une musique détonante, délicate, cristalline et pleine de sens. Une belle façon de ponctuer un festival tout entier tourné vers la jeune création.