Festival Klezmer : Yom, « Songs for the Old Man »

Nous pouvions l’imaginer, certains concerts du 14è festival Jazz’n’klezmer ont été annulés, à commencer par celui de David Krakauer, le 21 novembre. Une phrase chaleureuse l’a annoncé sur le site : « Très cher public, nous vous annonçons avec grand regret…» Ce « très cher public » témoigne de la proximité d’un festival avec une audience fidèle et passionnée.

Car le klezmer, cette musique traditionnelle yiddish, pénètre le cœur comme le fado ou le tango, toutes ces formes du blues qui ont révolutionné le XXème siècle. C’est la même belle histoire, faite de nostalgie, de poésie, d’aventures. L’un des concerts maintenus, à l’Espace Rachi, nous invite d’ailleurs à parcourir les grandes plaines du Far West, rêvées bien sûr.

Le conducteur de la diligence se nomme « Yom » (qui signifie « jour » en hébreu). Ce clarinettiste de 35 ans (de son vrai nom Guillaume  Humery), à la tête de ses « yiddish cowboys », raconte en musique l’immigration, l’errance, un thème favori chez lui sur la lancée de son dernier album, Le Silence de l’exode, mais cette fois, il évoque l’arrivée en Amérique. On y entend les instruments du folk : guitare, banjo, pedal steel…  Ennio Morricone ne devrait pas être très loin !