Festival Les Inrocks

A l’image du magazine, le festival des Inrocks a plusieurs marottes. Parmi celles-ci, le rock anglais figure en bonne place. Où sont souvent annoncés les nouveaux The Smiths, les nouveaux Stone Roses, les nouveaux Arctic Monkeys, etc. Certains confirment.

On ne sait rien du destin de Fat White Family, même si l’on peut craindre qu’à ce tempo l’aventure sera brève, mais pour l’heure c’est la date garage rock à voir (La Cigale, le 13). A découvrir par la même occasion The Districts et, surtout, Wolf Alice qui aux guitares revêches mêlent quelques mélodies enlevées. Une autre date promettait beaucoup : Alabama Shakes, Algiers, Last Train… Elle affiche complet. Les belles voix des songwriters John Grant et Flo Morrissey (la Cigale, le 15) seront des motifs de consolation. Tout comme il ne faut pas manquer « la nouvelle Adele » nommée Låpsley, chanteuse soul sur pop minimale – splendide découverte en provenance de Liverpool (La Boule noire, le 14).

Il arrive qu’une date des Inrocks, où bruissent des sonorités à l’avant-garde, évoque une affiche du festival Pitchfork : Son Lux, Ghost Culture, Flavien Berger (La Cigale, le 14). Si l’avenir ressemble à l’électro de Son Lux, il sera cérébral, tumultueux et symphonique. Il arrive aussi que la réunion annuelle tourne au club : la house à la palette sonore hypra étendue de Motor City Drum Ensemble (avec aussi The Polyversal Souls à La Machine, le 13). La date où figurait Christophe étant annulée, Odezenne (La Cigale, le 12) se pose en représentant de premier plan de la chanson en français. Soit-elle remplie de double sens, de punchlines et de quelques incursions sous la ceinture. Le tout servi sur une électro-pop à deux vitesses. On n’aura pas les mots bleus, mais les mots d’esprits. Et quelques saillies !

Du 11 au 17 à La Cigale, au Casino de Paris, à la Boule Noire et à La Machine.