Free party au Gibus

Le Gibus peut-il redevenir un lieu qui compte à Paris ? On dirait que oui, puisque c’est l’excellente Dactylo qui reprend la direction artistique. DJ et productrice de nombreuses soirées gays/lesbiennes (mais toujours hétéro friendly, tant qu’ils respectent les codes) comme les Flash Cocotte ou les Jeudi OK, elle tente en cette rentrée de dépoussiérer le Gibus, haut lieu de la nuit gay parisienne tombé un peu en désuétude.

Premier chantier : redorer la programmation, en faisant venir des DJ’s de qualité comme l’icône de la scène queer berlinoise, Boris, ou Panteros666 et Chambray, qui joueront ces prochaines semaines. Le soundsystem a aussi été boosté grâce à l’expertise de l’agence Intelligence Audio. C’est au niveau de l’image qu’il y a le plus de boulot : “On va s’adresser à un public vraiment gay en récupérant leurs codes mais en rigolant quand même.”

Dactylo compte surtout transformer le Gibus en free party, au sens noble du terme, en imposant son label de qualité, Club Zero, qui garantit une politique d’accueil et de prix correcte. Symbole de ce changement de perspective, la première de la soirée mensuelle Possession ce vendredi, qui durera douze heures avec un line-up bien garni (l’Allemand Milton Bradley, le Français Roman Poncet ou la résidente Parfait), une troupe de danseurs chorégraphiés par le collectif (La) Horde, et surtout une sensation de liberté. “C’est un endroit dans lequel on fait ce qu’on veut et ça, c’est cool. Il y a une backroom (avec autorisation officielle). Ça change des autres boîtes où tu te fais serrer par la sécurité dès que tu enlèves ton t-shirt.”