Goldie, le break au pays du 4×4

C’est une petite révolution pour Concrete. Le sanctuaire techno/house parisien va accueillir vendredi Goldie, le pionnier britannique de la drum’n’bass.

Autrement dit, un maître du beat cassé sur une barge qui n’avait jusqu’ici d’oreilles que pour les kicks bien droits. Fondateur du mythique label Metalheadz, Goldie a accompagné les premiers pas d’une musique, la jungle, qui, comme il dit, « n’avait même pas encore de nom ». Il crée la sensation en 1995 avec son premier album Timeless et son artwork sur la pochette, qui l’impose comme un des artistes majeurs du genre et du street art. Personnage complexe et susceptible, aux coups de gueule redoutés, Goldie n’hésite jamais à tacler les nouveaux producteurs, trop concentrés sur le beat et les basses, quand lui traite sa drum’n’bass comme une symphonie.

Cette tête de mule assumée s’est un peu calmée ces dernières années, délaissant la drogue pour le yoga bikram, exposant ses œuvres, dévoilant ses fameuses dents en or à la télé, dans des blockbusters au cinéma et derrière les platines des clubs du monde entier. Pour refaire le tour de la question, Goldie a sorti en 2013 The Alchemist, un triple album en forme de best-of pour fêter ses 20 ans de carrière. Et comme un bon DJ de drum’n’bass ne se déplace jamais sans son MC, il sera accompagné de Lowqui au micro.

Ce même soir à Concrete, on retrouvera une autre légende, le DJ anglais Grooverider, qui mixait avec son compère Fabio à la soirée Rage au Heaven à Londres, là où la jungle a commencé. Les Français d’Exploration Music et Moresounds complètent une affiche qui en a surpris quelques-uns mais qui n’a déçu personne.