Honey Dijon, l’amour du style

Après un passage remarqué l’an dernier, Honey Dijon est de retour à la Mona, la soirée de Nick V, qui éduque tous les mois les Parisiens aux scènes queer du monde entier.

Après une jeunesse à Chicago – passée sous l’aile de Derrick Carter, une des figures de la scène house locale –, elle rejoint New York au tournant du millénaire. Poussée par son amour du style, elle commence à fréquenter le milieu de la mode, d’abord en mixant lors d’une soirée post-défilé à New York. Sa capacité à enchaîner sans compromis house, techno mais aussi disco et pop lui ouvre grand les portes des afterparties des différentes Fashion Weeks du globe, bousculant les playlists naïves des it-girls que l’on trouve généralement derrière les platines. Inspirée et libérée par la “beauté non conventionnelle” de Grace Jones, Honey Dijon (qui a trouvé son nom après une publicité pour de la moutarde au miel) est, en vingt ans de carrière, devenue une des rares artistes de premier plan noire et transgenre à s’être imposée à la fois dans la musique et dans la mode. Et une fois qu’on l’a vue sur une piste de danse, on ne se demande plus pourquoi.

Mona Wild Thing, le samedi 8 avril à 20h00 à la Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, 75020. M° Gambetta/Ménilmontant. Prix : 8 – 12 € puis 15 € après 22h00.