Joe Smooth, house de source

Surtout connu pour l’éternel Promised Land, un des titres fondateurs de la house music en 1987, le producteur américain Joe Smooth est tellement plus qu’un one-hit wonder.

Le type était en fait présent dès la préhistoire du mouvement : résident du fameux club Smart Bar à Chicago dès 1983, où il était le DJ des DJ’s, il fut l’un des premiers à posséder un sampler et à utiliser correctement une table de mixage. C’est d’ailleurs à ses transitions tout en douceur qu’il doit son pseudo. Preuve de l’esprit do it yourself qui régnait dans la Windy City des 80’s, il était également l’un des rares musiciens de la communauté house.

C’était le gars qui savait jouer du clavier dans une ville où les artistes découvraient les synthés et les boîtes à rythme. Il est donc devenu celui qui donne un coup de main aux potes. Les copains en question : Frankie Knuckles, Chip E ou Farley “Jackmaster” Funk, tous entrés au panthéon de la musique… Après le succès mondial de Promised Land, Joe Smooth s’est lancé sur une slackline entre l’underground et le commercial, remixant New Order, Whitney Houston, Destiny’s Child ou les Backstreet Boys. Trente ans plus tard, le revoici à Paris, pour un set au Wanderlust vendredi, à l’occasion de la soirée House Music (all night long), qui n’aura jamais aussi bien porté son nom.