Kassem Mosse, chaos debout

Kassem Mosse est un type rare, le genre qui aime qu’on déforme son nom. Kassem Mossem, Karem Mossa, Karem Mousse, Kareem Mossee ou encore Kassem Mosses, à peu près toutes les variantes ont été écrites sur le web pour désigner l’un des musiciens allemands les plus fascinants du moment.

Ça ne le dérange pas, il l’a même fait exprès. Dans un pays où les Wolfgang et les Reiner courent les rues, Gunnar Wendel (son vrai nom) veut perturber l’ordre établi et l’algorithme de Google. « J’aime ces erreurs, et en plus, les Allemands n’arrivent jamais à le prononcer correctement, explique-t-il. Les gens font plein d’associations d’idées avec ce nom. Tout est fixé aujourd’hui, tu mets ton nom quelque part et ça devient ta page officielle. C’est tellement chiant. »

Producteur d’une house hypnotique et rugueuse qui sort des sentiers battus, Kassem Mosse est dans une quête permanente de l’accident sonore, notamment lors de ses live, durant lequels il cherche toujours à perdre le contrôle. Pour sombrer avec lui dans le chaos, rendez-vous vendredi au Trabendo.

La soirée Workshop versus Latency accueillera également Madteo, Even Tuell et Sydney et Suleiman.