La Jungle a encore du jus

Face à la déferlante techno/house et l’émergence d’une scène bass music dominée par les sonorités du dubstep, la drum’n’bass tente tant bien que mal de perpétuer l’héritage du Amen break, le sample des Winstons à l’origine du style.

 Parmi les gardiens du temple, on peut compter sur les organisateurs des soirées Jungle Juice, qui repartent en 2016 comme ils ont fini 2015, au Yoyo, dans les sous-sols du Palais de Tokyo. En tête d’affiche, on trouve le sobre producteur néerlandais Icicle, signé sur Shogun Audio, label anglais fondé par DJ Friction, qui tire la drum’n’bass dans le bon sens avec des talents comme Rockwell.

Icicle en profitera pour présenter son live, pour lequel il installe quasiment un studio sur scène. On suivra aussi le set du jeune producteur bruxellois James Marvel, qui s’amuse des codes pour mieux les dépasser. Comme quoi, la drum’n’bass a encore de la ressource.