L’acid house, toujours brûlante

Encore une affaire de recyclage. L’histoire de l’acid house est intimement liée à celle du Summer of Love, le second, celui qui a mis en émoi la jeunesse britannique lors des étés 1988 et 1989, faisant écho à celui de 1967, porté par la musique du Grateful Dead ou de Jefferson Airplane du côté de San Francisco. Vingt ans plus tard, l’esctasy avait remplacé le LSD au sein d’une génération qui avait toujours autant envie de tripper.

Et musicalement, le rock psyché avait cédé la place à l’acid house, fabriquée sur la fameuse machine TB-303 du côté de Chicago. Le pionnier de l’histoire s’appelle DJ Pierre, fondateur du groupe Phuture, qui n’a pourtant rien d’un hippie. C’est en tâtonnant qu’ils découvrent les sons acides et bizarres d’une machine achetée d’occasion pour 40 dollars.

En 1987, ils glissent leur premier titre, In Your Mind, entre les mains de Ron Hardy, le DJ du Music Box, le club pionnier de la house à Chicago. Après la folie déclenchée sur le dancefloor, le morceau est vite renommé Acid Tracks, inspirant toute une génération de producteurs, et traverse l’Atlantique pour devenir la bande-son de l’Angleterre des 80’s.

Pour l’anecdote, DJ Pierre, qui ne touche même pas à l’alcool, n’avait jamais entendu parler d’acide avant tout ça… Il sera donc vendredi au Virgo pour fêter les presque 30 ans de l’acid house avec ses collègues de Phuture, pour de rares retrouvailles à ne pas manquer.