Le Badaboum fête ses 3 ans

Non à l’austérité. Ca fait déjà trois ans que le Badaboum, en phase avec l’opinion publique, le clame.

Depuis son arrivée rue des Taillandiers, l’équipe du Badaboum s’est attachée à ajouter un peu de couleur dans une scène clubbing qui ne jure plus que par les warehouses sombres et métalliques. “C’est vrai qu’on voulait sortir des schémas presque austères qu’on a pu retrouver ces dernières années à Paris, et ce courant très minimaliste de la fête avec quatre murs, deux spots, des enceintes et un DJ. On voulait renouer avec l’idée de fête en technicolor, des soirées un peu folles aussi bien visuelles que sonores”, explique Aurélien Delaeter, un des chefs de la bande.

Alors pour l’anniversaire des 3 ans, ce vendredi, il faut s’attendre à une soirée assez graphique, avec des déguisements (le thème : université américaine), des décors sur scène, des DJ’s maquillés (les résidents Marion Poncet, la Minimalerie, Sven Løve…) et plein de petits shows façon cabaret, une des dimensions primordiales du Badaboum. “Cet esprit de fêtes délurées, on le retrouve surtout en Espagne, avec le collectif barcelonais Elrow notamment, ou à Ibiza. Nous, on voulait ajouter cette touche parisienne. On aime l’idée que notre club soit aussi un petit cabaret.” Un concept que le Badaboum compte bien développer pour les trois prochaines années, et pourquoi pas l’exporter hors les murs, comme ils l’ont fait aux côtés des festivals We Love Green et Calvi on the Rocks cet été.