Le Berghain s’exporte à Paris

Le Berghain, c’est l’histoire d’une centrale électrique qui est devenue la source d’alimentation principale de la musique électronique mondiale. Ancien club gay sous le nom Ostgut Ton jusqu’à sa reconstruction en 2004, le club berlinois fête ces temps-ci dix ans de nuits et de jours, puisqu’il ouvre quasiment sans interruption du vendredi soir au lundi matin.

Ses line-up déments, son esprit libertin, l’interdiction de prendre des photos et son physio impénétrable en ont fait un mythe, mais le club s’est surtout imposé grâce à sa programmation musicale exceptionnelle. Ses DJ’s résidents (Marcel Dettman ou Ben Klock pour citer les plus célèbres) sont devenus des têtes d’affiche dans tous les festivals et ont imposé en Europe une ligne techno pure et dure, atténuée par les inclinations plus groovy du Panorama Bar à l’étage. Une tendance entretenue par le label maison Ostgut Ton, invité ce week-end du festival Do Disturb au Palais de Tokyo, qui se veut une promenade croisant la performance, la musique et la vidéo au travers d’une soixantaine d’événements simultanés, dont deux nocturnes au Yoyo.

Vendredi, Julie Tippex accueille Zombie Zombie et Patrick Vidal, et samedi, place au Berghain “hors les murs” avec une flopée de DJ’s maisons, dont Answer Code Request, Kobosil, ou encore Tobias Freund. Si vous n’avez jamais pu entrer dans le temple de la techno, voici l’occasion d’assouvir quelque peu votre dévotion.