Lee Burridge, de Hong Kong au Burning Man

Lee Burridge est un cas à part en Angleterre. Un type à contretemps, même, ce qui peut être un peu gênant pour un DJ. Mais pas pour lui. Gamin de la campagne, il découvre l’acid house avec le Summer of Love anglais en 1988.

Puis, alors que la musique électronique foisonne au Royaume-Uni entre trip hop, jungle ou house, Lee Burridge profite d’une opportunité pour partir à Hong Kong, où il va quasiment inventer la scène underground locale. Dans les années 90, il visite la Thaïlande et mixe lors des fameuses Full Moon parties.

Revenu sur sa terre natale, il paie le prix de son exil et peine un peu à imposer son nom dans les warehouses parties. Il reprend un visa et finit par monter les fêtes diurnes All Day I Dream sur les toits de New York avec son compère Matthew Dekay, devenues tellement prisées qu’il en organise désormais partout dans le monde où il y a du soleil (il en tiendra une à Paris le 26 juillet toute la journée pour la Cocobeach à la Chesnaie du Roy à Vincennes).

Lee Burridge poursuit ses pérégrinations jusque dans le désert du Nevada, où se tient tous les ans le fameux festival Burning Man. Depuis son premier mix là-bas en 2006, il s’est bâti une base de fans fidèles et revient tous les ans pour mixer de la techno-house mélancolique au lever du soleil.

Adepte des grands espaces, il va voir ses standards bouleversés en arrivant dans les étouffantes crayères du District Factory à Issy-les-Moulineaux, où il mixera samedi aux côtés de Miguell Campbell (auteur du hit Something Special) pour la soirée Special. Mais en trente ans de carrière, il a largement démontré qu’il n’hésitait jamais à sortir de sa zone de confort.