Les Nuits de l’Alligator, blues is not dead !

Depuis plus de dix ans, les Nuits de l’Alligator nous prouvent que le blues n’est pas mort et ça se passe du 9 au 15 février à La Maroquinerie.

Le blues est mort ? Eh bien non. Depuis plus de dix ans, les Nuits de l’Alligator nous prouvent le contraire. Il a fallu pour cela se promener dans les marges. Les organisateurs ont eu la merveilleuse idée que de présenter des bluesmen iconoclastes, agressifs, mordants, en un mot punk, dont la chaleur intense brûle les murs noirs de Maroquinerie. Cette année, le retour attendu du groupe Boss Hog de Jon Spencer et de sa femme Cristina Martinez (9 février), avec leur blues rock déglingué, devrait faire du bruit, tout comme l’incroyable Bror Gunnar Jansson, une sorte de John Lee Hooker suédois primitif et rugueux que l’on avait découvert avec Moan Snake Moan (12). Mais nous pourrons aussi visiter l’alcôve en velours de Flo Morrissey, la « gentlewoman», et  Matthew E White, le « Ruby Man », les entendre reprendre de manière très gracieuse « Suzanne » de Leonard Cohen et « Grease » des Bee Gees (15), ou se laisser porter par le très stylé guitariste et chanteur du Wisconsin, William Z Villain, l’amateur de chats, dont il a emprunté la félinité (12). Alligators, serpents, chats… Le blues a toujours été une vraie ménagerie. Mais les animaux ne font-ils pas la meilleure musique ? Certainement la plus envoûtante. 

Du 9 au 15 février. Les Nuits de l’Alligator à La Maroquinerie, 23 rue Boyer 75020. M° 3 Gambetta. De 18 à 22 euros. Tel : 01 40 33 35 05.