Los Hermanos : concert au Djoon

De la techno version latino. C’est un raccourci mais c’est un peu le concept à la base de Los Hermanos, groupe de musiciens mené par Gerald Mitchell, fan de musique sud-américaine et l’un des premiers artistes à rejoindre Underground Resistance, légendaire collectif de producteurs de techno de Detroit, créé par l’inusable Mike Banks.

Gerald Mitchell a pour lui d’avoir composé Jaguar, morceau emblématique du collectif, au milieu d’une flopée d’autres hits, comme Quetzal ou Birth of 3000. À l’origine, acoquiné avec le DJ Rolando, qui s’est vite senti en trop dans cette affaire d’instrumentistes, Mitchell tourne un peu partout dans le monde depuis une vingtaine d’années pour présenter les versions live des tubes techno de Detroit.

Il sera au Djoon ce samedi avec son clavier, accompagné d’un saxophone et d’une batterie pour jouer des versions “extended” de ces classiques, avec des arrangements jazzy, latinos et des solos (piano ou saxo), un peu à la manière du projet Timeline présenté l’an passé à l’Institut du monde arabe. Une manière de rappeler qu’Underground Resistance est une branche de la riche histoire musicale de la Motor City, de la soul estampillée Motown à Slum Village, en passant par les Stooges._ S.B.