Marc Kinchen, house de source

Un Photoshop humain. C’est ce qu’on a pensé quand on a croisé Marc Kinchen pour la première fois l’an passé, sur la rive du Wanderlust.

Le producteur américain, malgré plus d’un quart de siècle dans la musique, est le casting parfait pour une pub de crème antirides. Peut-être parce qu’il a passé une longue partie de sa carrière entre les quatre murs de son studio, d’où il balançait tube sur tube au siècle précédent. « Il y a 90 % de mes disques que je n’ai jamais entendus en club », expliquait ce casanier sur le site DMC World. Si sa carrière a démarré à Detroit, sa ville natale, aux côtés du pionnier de la techno Kevin Saunderson, c’est à New York et ses vibrations house que MK est devenu un fournisseur de hits pour DJ’s, ceux des boîtes VIP comme des clubs underground : vous avez forcément dansé au moins une fois sur Burning ou sur son remix de Push The Feeling On de Nightcrawlers (googlez, vous verrez).

Remixeur compulsif, il a enchaîné les liftings pour toutes les générations de popstars (de Céline Dion à Lana Del Rey) comme pour les pionniers de la house américaine (de Chez Damier à Todd Edwards). Résultat : Marc Kinchen s’est retrouvé dans une position unique, recevant les louanges de Will Smith comme de Kerri Chandler. Depuis quelques années, il s’est défait de son image de producteur de l’ombre et s’est lancé dans une carrière de DJ, tiré hors de son “coma” par Jamie Jones et le crew de Hot Creations. Après tout, le type a de quoi tenir plusieurs nuits derrière les platines en ne jouant que ses propres disques. Et comme il fait aussi jeune que ses nouveaux collègues…