Maya Jane Coles & friends au Showcase

Le monde des musiques électroniques est-il sexiste ?

Fin janvier, le débat sur la place des femmes derrière les platines a été relancé par des chiffres révélés par Thump : les principales agences de DJ’s américaines comptent moins de 10 % de filles dans leur écurie, et les festivals du continent en bookent entre 2,7 et 9,6 %. On n’a pas les données pour l’Europe, mais ce n’est sans doute pas plus glorieux. Sur Konbini, Miss Kittin blâmait le “réseau masculin” : « Les hommes se pistonnent à tout-va […] Ils continuent de croire que les femmes ne peuvent pas être meilleures DJ’s qu’eux, ils sont toujours en compétition. » Si ces chiffres reflètent aussi un effet de volume, et s’il est vain d’imaginer une programmation dictée par la parité, on (promoteurs, labels, médias…) pourrait sans trop de difficultés doubler ou tripler ces proportions faméliques. Pour contrecarrer la tendance, les filles s’unissent et les line-up 100 % féminins fleurissent, comme ce vendredi au Showcase, qui accueille la DJ de house britannique Maya Jane Coles ; l’ex-chanteuse du groupe new-yorkais du label DFA Hercules & Love Affair, Kim Ann Foxman ; et la productrice et chanteuse parisienne Möggli.