Motown Party : le Paradise Garage, la genèse de la culture club

Il faudrait plusieurs livres pour raconter l’histoire du Paradise Garage, tant elle est riche. Lieu mythique du New York des 70’s-80’s, prototype du night-club moderne, le Paradise Garage était surtout le royaume de Larry Levan, l’homme qui a popularisé le classique Stand on the World des Joubert Singers, sur lequel tout le monde a dansé au moins une fois dans sa vie.

Le Paradise Garage a même été construit pour le génie des platines américain, en 1978, sur un ancien parking à voitures, et s’est développé comme l’antithèse du Studio 54, ses tables et ses paillettes. Les stars, de Grace Jones à Boy George, peuplaient aussi le dancefloor, mais le club était avant tout le refuge de la jeunesse gay et noire new-yorkaise, du disco, pas tout à fait transformé en house, et donc du demi-dieu Larry Levan, qui ne s’est jamais remis de la fermeture du Paradise Garage en 1987. Cinq ans de dépression plus tard, il succombait d’une crise cardiaque, à 38 ans, laissant un héritage qui perdure encore aujourd’hui. C’est toute cette époque fondatrice que célèbre la soirée Motown de samedi, menée par Révérend P, au Djoon, le plus new-yorkais des clubs parisiens.