Nick Höppner, le maçon du Berghain

Ce n’est pas lui qu’on citerait en premier lieu pour symboliser le Berghain. Et pourtant, Nick Höppner en est incontestablement le pilier, en tant que résident de longue date et directeur artistique d’Osgut Ton – le label affilié au plus célèbre des clubs berlinois –, durant de longues années, une fonction qu’il a occupée jusqu’à la naissance de ses jumeaux.

Parce qu’il n’a que deux mains, qu’il utilise désormais plus souvent pour jongler entre les vinyles que pour signer des contrats avec la crème de la techno contemporaine. Homme de coulisses, distillant sa parole au compte-gouttes, Nick Höppner était en première ligne il y a trois ans pour résoudre le conflit entre la Gema (la Sacem allemande) et les clubs du pays, qui a bien failli porter un coup fatal à la nuit berlinoise.

Il fera parler sa science du mix et son éclectique collection de disques vendredi soir au Rex Club, en compagnie de Don Williams, fondateur de Mojuba, un label atypique qui tire un peu dans tous les sens, et de Shlømo, cofondateur du label parisien Taapion Records, qui, en deux ans et quelques sorties haut de gamme (Antigone, François X, Roman Poncet, Birth of Frequency), a marqué les esprits des fans de musique électronique.