Nick Simoncino aux platines du Djoon

« Je ne pense pas qu’une ville influence la qualité de la musique. Si tu fais de la bonne musique, tu peux en faire n’importe où. » Non, le DJ et producteur Nick Anthony Simoncino n’ira pas se les geler à Berlin comme nombre de ses compatriotes italiens (Tale of Us, Lucy…).

Il préfère rester bien au chaud dans sa ville de Pérouse. Ce qu’il a perdu en hype, il l’a gagné en tranquillité. Et vivre en Italie ne l’a pas empêché d’avoir une carrière florissante, malgré toutes ses réticences à entrer dans l’ère numérique. Il possède à peine une adresse mail et une page Facebook (perso, faut pas pousser), et ne gère même pas son SoundCloud, la carte de visite des DJ’s, zieutée en première instance par les promoteurs du monde entier. Nick Anthony Simoncino n’a pas besoin de ça : il ne cherche pas plus de dates. Pour ce qui est de sa postérité, elle est déjà assurée par son label HotMix, et il a été adoubé par toute la scène house américaine, notamment ceux qui gravitent autour du fameux label chicagoan Trax Records. Larry Heard est un de ses meilleurs potes (il a même revisité son Distant Planet), et le Transalpin a vu ses morceaux remixés par des pontes de la musique électronique des années 80 et 90 comme Chez Damier, Ron Trent, Gene Hunt ou Virgo Four. Quoi, que des vieux ? Simoncino, adepte d’une house deep et racée (composée uniquement en analogique), sort aussi des tracks sur les labels les plus courus du moment, L.I.E.S. (l’excellent Dreams) ou Crème Organization. Il sera ce vendredi au Djoon pour la soirée Release the Groove : ne le manquez pas, on risque de ne pas le revoir tout de suite…