Nuits sonores, 15 ans d’histoires

En 15 ans, Nuits sonores a su s’installer durablement au rang de festival incontournable de France, de Navarre et d’Europe.

Déjà quinze ans que ça dure. “Déjà”, ou plutôt “à peine” quinze ans, tant on a tendance à considérer Nuits sonores comme un déjà vieux de la vieille qui a su s’installer durablement au rang de festival incontournable de France, de Navarre et d’Europe.

Quinze années au cours desquelles on a vu passer, à Lyon, la crème internationale des musiques électroniques comme Kraftwerk, Jeff Mills, Derrick May, Flying Lotus, Nicolas Jaar ou Four Tet, mais aussi de notre Hexagone, à l’instar de Birdy Nam Nam, Agoria, TTC, Rone, du regretté DJ Mehdi ou évidemment de Laurent Garnier, très attaché au festival comme à sa ville. En fait, ce n’est pas une si bonne idée de n’extraire ainsi que quelques noms d’une liste que l’on pourrait aisément déplier jusqu’à la Station spatiale internationale. On en oublie forcément et d’avance on s’en excuse.

Toujours avant-gardiste dans l’âme, il n’est d’ailleurs pas non plus si bien vu de cantonner le festival à la case des musiques électroniques, tant il a toujours su garder un œil habilement ouvert sur les autres cultures, comme celles du rock ou du hip hop. Parce que là réside précisément la caractéristique principale de Nuits sonores : sa mixité, revendiquée à travers sa programmation, dont ses cartes blanches confiées chaque année aux scènes de différentes villes dans le monde, mais aussi incarnée par les débats et échanges du Lab We are Europe qui, depuis sa création en 2011, invite à avoir un regard sur notre société et sur son avenir. Un festival constamment tourné vers notre lendemain donc, qu’il soit musical ou non, et qui a décidé de bien chouchouter ses quelque 130 000 spectateurs annoncés pour son 15e anniversaire. Comme d’habitude, Nuits Sonores n’oublie pas les mini festivaliers et propose aux kids de participer au programme Mini sonore. 

Petite nouveauté cette année : Nuits sonores quitte Confluence et les halles de l’ancien marché de gros pour les ex-usines Fagor-Brandt, dans le quartier de Gerland, pour y accueillir sur trois scènes, jusqu’à 14 000 festivaliers, mais restera tout de même fidèle à la Sucrière pour sa programmation diurne et rendra hommage à Lisbonne aux Subsistances.

Cette année également, dans le cadre de son labo européen We Are Europe, Nuits sonores accueillera Reworks festival (Thessalonique, Grèce) et TodaysArt (La Haye, Pays-Bas) qui coprogrammeront chacun quatre artistes du festival. Floating Points (live), KiNK, Lord of The Isles et Mind Against pour le premier et Andre Bratten, Fatima Yamaha, Lady Leshurr, Marie Davidson et Moscoman Live Band pour le second.

Du 24 au 28 mai, à Lyon. Tarifs : 28 € la journée, 58 € le pass NS Days (3 jours), 38 € la soirée, 94 € le pass 3 nuits, 140 € le pass Night & Days. www.nuits-sonores.com