Paris quartier d’été

Un cadeau pour les franciliens et tous les oiseaux de passage. Cette nouvelle édition – la dernière signée Patrice Martinet avant que le tandem Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel ne reprenne le flambeau – s’annonce fidèle à sa mission : mixité, croisement des cultures et des êtres, de l’avant-garde et du populaire.

Un pari relevé avec maestria par Martinet, directeur du festival depuis sa création en 1990. Au programme : la Symphonie fantastique de Berlioz électrifiée par Arthur Lavandier et les musiciens du Balcon, Vorrei tanto tornare a casa, une performance humaine conçue par Anna Rispoli dans un immeuble Porte de la Chapelle, les Ballets confidentiels proposés par Johanne Saunier et Ines Claes partout dans la ville (et loin des salles), la reprise du Petit Psaume du matin par Josef Nadj et Dominique Mercy, Smashed, l’hommage à Pina Bausch des jongleurs de pommes de Gandini Juggling, La Dispute de Marivaux rendue avec malice par Jacques Vincey, un total trip coréen de cinq jours piloté par la chorégraphe Eun-Me Ahn ou encore Bataille, une bagarre pour de faux entre deux danseurs (Pierre Cartonnet et Hassan Razak) provoquée par Pierre Rigal.

Autres invités ? Les Parisiens du groupe « Bagarre«  jamais sans leur pop électro-chaotique,  la Cie « Un loup pour l’homme«  et ses pyramides viriles (Face Nord), La Cie Mal Pelo en quête de pureté flamenca (7 Lunas), la flûtiste nomade Naïssam Jalal et son quintet Rythms of Resistance, les acrobates virtuoses de La Migration (Landscape(s)) sans oublier Brigel Gjoka et Riley Watts (Duo 2015) à découvrir sous les hauteurs altières de l’église Saint-Eustache dans une fulgurante variation chorégraphique de William Forsythe. Un cadeau, on vous dit.

Nouveau point-bar-rencontres à l’angle de la rue du Guignier et de la rue des Pyrénées, 20è.