Peacock d’hiver, première

Il paraît que les paons résistent bien au froid. Pas étonnant de voir le festival de musiques électroniques Peacock Society, passage obligé du circuit d’été, se lancer dans une édition hivernale.

Cette année, on peut même parler de festival augmenté puisque, outre une programmation référencée, l’agence We Love tente de donner une autre dimension au rassemblement. Visuelle d’abord, avec Frantz & Fritz, scénographes de Gesaffelstein ou Rone, chargés d’illuminer le Parc Floral, mais aussi éducative. Comme pour le festival We Love Green, un pavillon sera transformé en think tank de la musique électronique, avec une salle de cinéma (où l’on pourra par exemple voir le documentaire The Sound of Belgium, ou installer au chaud les copains fatigués) et des talks sur le thème du mouvement. À ce rythme, on va finir par ne presque plus regarder la programmation musicale, qui fait pourtant pétiller les yeux avec notamment le parrain anglais Andrew Weatherall, la référence de la house version Detroit, Theo Parrish, le DJ déviant allemand Koze, Caribou sous son alias Daphni, Motor City Drum Ensemble, l’une des grosses cotes de la house moderne, ainsi que Clara 3000 du crew parisien Kill The DJ, l’une des deux seules femmes (avec AZF) d’un line-up testostéroné.