Recette musicale réussie pour L’Ombre !

Il est rare que la première sortie discographique d’un groupe sonne à ce point comme un classique, dans le bon sens du terme s’entend.

Rien de poussiéreux, ni de figé dans l’EP inaugural et éponyme de L’OMBRE, jeune quatuor français et anglophone, encore aussi mystérieux que son nom peut le laisser imaginer. Juste que ses références, aussi prestigieuses que claires, sont aussi parfaitement maîtrisées et se mélangent subtilement pour plonger l’auditeur dans un univers cinématographique, riche d’émotions diverses.

Il y a ainsi un peu de Johnny Cash dans L’OMBRE, avec la pointe de vénéneux qu’il faut pour éviter le mièvre, quelques touches de Fleetwood Mac pour la folie de son chanteur, une pointe de Stuart Staples (Tindersticks) encore, pour l’élégance et la nostalgie lumineuse (“Nearby”). Et puis du Ennio Morricone aussi, comme sur le titre “Until it’s burning”, mâtiné de Wild West, où l’on s’imagine les prémices d’un duel tandis qu’on entend presque le vent souffler. On brûle de connaître la suite du film.