Revue de réveillons

Comme chaque année, voici notre sélection des meilleures soirées du 31 décembre. Pour passer en 2016 dans la joie et le son.

Le plus pointu

© Alban Gendrot

On ne change pas une équipe qui gagne. Comme l’an passé, le Rex Club laisse les clés à Lola Ed pour le passage à 2016. L’agence de booking, qui gère la carrière du trio français Apollonia, ramène une demi-douzaine de ses artistes pour cette soirée spéciale, avec notamment le féru de house John Dimas, Seuil, porte-drapeau de l’excellent label Eklo et auteur de jolis tracks de techno minimale qui sentent bon le Ricardo Villalobos, ou encore un live du producteur d’origine stambouliote Tolga Fidan.

À minuit. One More, au Rex Club. 5, boulevard Poissonnières, M° Bonne Nouvelle. 25 €

 

 

Le plus secret

Il fallait bien une fête secrète pour le réveillon du jour de l’an. Ce sont les organisateurs de soirées Distrikt Paris, Crazyjack et Insomnia Rec qui s’y collent cette année dans un hangar caché quelque part au nord de la ligne 13 du métro, avec des DJ’s parisiens qui distilleront de la house, comme Grego G ou Marwan Sabb. Pas vraiment une soirée pour se poser à une table et boire du champagne, donc : on y va pour danser toute la nuit, et même plus, puisque l’after officiel se déroulera dans la cale du bateau Concorde Atlantique dès 6 h du matin.

De 21h à 6h. Adresse communiquée la veille. M° Mairie de Clichy. 15 € www.residentadvisor.net/event.aspx

À partir de 6h. After, au Concorde Atlantique. Face au 23, quai Anatole France. M° Assemblée Nationale ou Concorde. 5-8 €

 

 

Le plus décalé

© Alban Gendrot

Le Virgo ne fait rien comme les autres et organise sa soirée le 1er janvier, gardant ainsi son créneau désormais bien établi du vendredi. La programmation a été confiée aux expérimentés party makers parisiens de Haïku, qui s’est fait plaisir. Derrière les platines, on trouvera le DJ/producteur français Agoria, qui a vécu une belle année 2015, un live de l’Allemand Recondite, dont les prestations sur scène laissent toujours une marque, ou encore Edward, qui joue régulièrement au Berghain. De quoi tirer pas mal de noctambules du fond du lit.

À 23h (attention, le vendredi 1er janvier !). Haïku, au Virgo. 34, rue du Départ. M° Montparnasse. 20 €

 

 

Le plus parisien

(c) Terry Richardson

Au Showcase, on joue la carte de la tête d’affiche, mais locale. C’est le duo Cassius, figure de la French Touch et auteur du tube I Love You So (et qui prépare un nouvel album pour le printemps), qui sera en haut du flyer avec le boss du label Ed Banger, Pedro Winter. Avec eux, on verra Molécule, qui va bientôt sortir son nouveau disque composé sur un chalutier, ou encore Fulgeance, le désopilant patron de l’excellent label Musique large.

À minuit. Ed Banger Class of 2016, au Showcase. Sous le pont Alexandre III. M° Champs-Élysées. 25-30 €

 

 

Le moins cher

© Pascal Montary

Dans le nouveau spot du parc de la Villette, on la joue soirée normale. Pas de majoration de prix sur les boissons, une entrée à prix réduit : À la folie sera le spot pour les fêtards économes ou à découvert, et pour les amateurs de house pointue, qui pourront danser sur les sets de Marcus Worgull, signé sur Innervisions, le label de Dixon et Ame, Na’Sayah (Haïku), ou encore Maxime Iko et Crame, résidents de deux soirées parisiennes déjantées, Cocorico et House of Moda.

De 19h30 à 6h. Jeudi-Jeudi XXL, À la folie. 26, avenue Corentin-Cariou. M° Corentin Cariou. 10 €

 

 

Le plus nostalgique

(C) Thomas Smith

Parce que 2015 était trop déprimante, le Badaboum se fait un coup de nostalgie et repassera en 1976 quand les douze coups de minuit retentiront. Le thème musical de la nuit sera donc le disco, qui a connu son heure de gloire il y a quarante ans. Aux platines, des vinyles (forcément) mixés par le crew londonien Horse Meat Disco, qui fait perdurer le style et ses déclinaisons toutes les semaines dans son show sur la radio Rinse FM, tandis que l’équipe du Bal Con prendra les choses en main question scénographie. Les déguisements rétro seront évidemment bien vus à la porte.

À 23 h. Welcome 1976, au Badaboum. 2, rue des Taillandiers. M° Ledru-Rollin/Voltaire. 15-20-25€

 

 

Le plus disco

(c) Gaetan Tracqui

Le Zig Zag mise aussi sur l’effervescence musicale des 70-80’s avec une soirée From Disco to House. Pour l’occasion, le club de la rue Marbœuf convie une légende du disco, le DJ new-yorkais Victor Rosado, qui a commencé à poser des disques au Loft de David Mancuso, avant d’apprendre le métier au fameux club Paradise Garage sous l’égide du pape de tous les DJ’s, Larry Levan.

De 22 h 30 à 7 h. From Disco to House, au Zig Zag. 34, rue Marbœuf. M° Franklin D. Roosevelt. 15-25 €

 

 

Le plus long

© Jacob Khrist

Comme tous les ans, Concrete profite de son format XXL pour offrir soirée et after au même endroit, soit 17 heures de fête non-stop, avec des valeurs sûres aux platines : deux Berlinois, John Spencer Spencer Parker, et des Français, Gilb’R, patron du label Versatile, ou le crew afro-house Mawimbi pour guincher à l’étage sur le woodfloor.

De 21h-14h. À Concrete. Port de la Rapée. M° Gare de Lyon. 25 €

 

Et aussi : la soirée Motown Party au Djoon, le Nouvel An brésilien au Cabaret sauvage, le réveillon déjanté Super Freedom au Point Ephémère, et la soirée consacrée au label londonien Unknown To The Unknown au Batofar, suivie de l’after organisé par Berlinons Paris.