Rex Club : et maintenant un label !

Le plus ancien des clubs techno parisiens lance son label, Rex Club Music, un quart de siècle après sa création.

Il était temps ? Pas si sûr. À la différence du Berghain à Berlin, qui a construit sa légende en s’appuyant sur les artistes du label maison Ostgut Ton, le Rex Club a bâti sa réputation en invitant avec une régularité sans faille les plus grands noms de la musique électronique mondiale.

En fait, le label arrive au moment parfait, alors que le Rex vit une de ses meilleures périodes – toute la capitale étant prise d’une furieuse envie de danser depuis deux ans –, avec un public plus enclin qu’auparavant à “digger” les sons et à s’attacher à un lieu.

 

Il s’agit aussi d’une question d’image. Émeline Ginestet, qui chapeaute le projet, en convient : « Avoir un label apporte un plus indéniable, surtout à l’international. C’est un passage obligé aujourd’hui pour développer l’activité d’un club. » La difficulté consistera aussi à coller à la programmation variée du Rex, qui accueille aussi bien Kerri Chandler que Ben Klock.

La première sortie (le 20 mai), Second Hand Smoke, mettra en valeur les résidents du club, à savoir D’Julz et Phil Weeks (plus un remix de Trus’me), mais les deux prochaines seront composées par des “artistes internationaux”. Pour un avant-goût, rendez-vous samedi soir pour la fête de lancement.