Rock en Seine, fin d’été en douceur

Quand on est à Rock en Seine, on sait que c’est la rentrée. Parce que c’est le dernier gros festival de la saison, et parce qu’à voir la foule qui peuple le domaine de Saint-Cloud, on sait que plus personne n’est en vacances, même si tout le monde en redemanderait bien un peu.

Du coup, pendant trois jours, sans parler des artistes, on croise forcément pas mal de têtes connues et l’affaire a vraiment comme un goût de belle pause festive avant la reprise. On se croise au bar, devant une scène, ou lors d’une longue marche qui nous amène d’un concert hyper attendu à une scène plus confidentielle, parce qu’on voudrait bien savoir aussi – souvent à raison – ce qui se passe de l’autre côté. Et puis à chaque fois, on se dit qu’on aurait du bouger plus tôt, voir un peu moins de Libertines pour voir un peu plus de Shamir, des trucs comme ça, cornéliens.
Cette année encore, les choix seront rudes avec plus de soixante concerts en trois jours, parmi lesquels on a aura déjà fait nos repérages complètement subjectifs. Parmi nos missions, d’abord, assister au show d’Iggy Pop, parce qu’il sera impensable de dire qu’on l’aura loupé, et puis de manière générale, ne pas manquer les stars, comme Foals, Massive Attack version 2016, Sharon Jones & The Dap King ou The Last Shadow Puppets. Et puis, on ira faire un tour en Belgique, avec le retour des sublimes Ghinzu, et le mélange toujours bien senti des Soulwax/2 Many Dj’s. Entre deux moments intimistes, on ne négligera évidemment pas les passages les plus jubilatoires, de Breakbot à Cassius, dont l’album Ibifornia sera sorti deux jours plus tôt. Et puis on se fera notre petit programme perso, Anderson .Paak, la dernière géniale trouvaille de Dr. Dre, le duo électro franco-britannique Maestro, les locaux de Grand Blanc et de La Femme ou la voix si spéciale de « O », multi-instrumentiste entendu chez Syd Matters. Pas que du rock donc, mais une fois de plus beaucoup plus que ça, pour cette édition donc le moto sera « Let’s dance », en hommage certain à Bowie, et parce que les temps auront beau être toujours ce qu’ils sont et les vacances finies, on n’en aura pas moins envie de continuer à sortir prendre l’air et à danser.

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